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Aperçu de la Fête de la gastronomie à Paris

 

 

Thierry Muller présente fièrement le cassoulet
Photo: Katerine-Lune Rollet
«La gastronomie française c'est le partage, la découverte. Il faut promouvoir cet esprit de convivialité», confie Thierry Muller, un des ambassadeurs parisiens de l'Académie Universelle du Cassoulet.

 

On célébrait samedi dans toute la France, la Fête de la gastronomie. Fort du succès de l'an dernier (des activités se sont déroulées dans près de 2 000 villes avec plus de 75 000 professionnels participants), cette deuxième édition, qui avait pour thème «Terroirs: création et tradition» regroupait 3755 activités. Comme j'étais dans la Ville Lumière, j'en ai profité pour assister à quelques-unes d'entre elles.

 

C'est vêtu de sa toge et d'une cassole au cou que Thierry Muller m'a accueillie sur un bateau au pied de la tour Eiffel. Il a fait dépêcher ses chefs de Carcassonne pour que les Parisiens expérimentent le cassoulet. «Ce plat est parfaitement connu dans le sud de la France, mais on veut démontrer à Paris le plaisir de se retrouver à table autour d'un cassoulet», a expliqué l'ambassadeur. Le public pouvait toute la journée déguster un (généreux) cassoulet et faire une croisière sur la Seine.

 

Explication des 326 ans d’histoire du restaurant Le Procope
Photo: Katerine-Lune Rollet
Un peu plus loin dans le sixième arrondissement, le plus vieux café de Paris, Le Procope, ouvrait ses portes pour un tour guidé de l'établissement. Ce qui est aujourd'hui un restaurant a été ouvert par un Sicilien en 1686. Ses clients et les discussions qui s'y déroulaient, ont fait du lieu un endroit historique tant sur le plan artistique, littéraire que révolutionnaire. On y retrouve un bicorne de Napoléon Bonaparte (qu'il avait laissé en guise de gage pour régler ses dettes !), une table ayant appartenue à Voltaire et la lettre qu'écrivait Robespierre lors de son arrestation. On dit que Benjamin Franklin y aurait été inspiré pour rédiger la déclaration d'indépendance américaine et que la première ébauche de l'Encyclopédie universelle y a vu le jour. Plusieurs objets sur les murs racontent l'histoire de cette institution. Au grand plaisir des participants, la visite se déroulait avec un personnage habillé de vêtements d'époque qui relatait une anecdote après l'autre.

 

La salade d’endive, de choux, crème et airelles rouges du chef Petter Nilsson
Photo: Katerine-Lune Rollet
La programmation de cette Fête de la gastronomie incluait aussi d'autres cuisines du monde. L'Institut suédois ouvrait ses portes pour des dégustations concoctées par des chefs suédois invités pour l'occasion. «Parmi les 10 meilleurs chefs suédois, il y en a cinq qui sont ici ce soir», a relaté Gunilla Noren, chargée de mission. Rassemblé dans la cour de l'Institut, le public pouvait déguster les plats de Petter Nilsson (chef du restaurant La Gazzetta à Paris qui était de passage récemment à Montréal pour le festival Omnivore) et aussi de Magnus Ek du restaurant Oaxen Krog à Stockholm. Hareng, airelles rouges, aneth garnissaient les assiettes et les Français pouvaient, l'espace d'une soirée, avoir un aperçu de ce qui se trame actuellement dans les restaurants en Suède.

 

À l'extérieur de Paris, plusieurs activités rassemblaient également le public. À Avignon près de 800 convives ont participé à un grand banquet populaire dans le Palais des Papes tandis qu'une cinquantaine de restaurants à New York célébraient aussi l'événement.

 


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MicasaCanoë VoyagesLifewise
25 mai 2013