Véronique Rivest, meilleure sommelière du monde?

Véronique Rivest, meilleure sommelière du monde?

La sommelière Véronique Rivest | Photo courtoisie 

David Nathan

Dernière mise à jour: 22-03-2013 | 10h49

 Avant d'en arriver là, la Québécoise devra se rivaliser avec 60 candidats venus de 55 pays. Nous avons rencontré cette spécialiste du vin, une de nos meilleures ambassadrices à quelques semaines du grand concours.
 

Combien de temps faut-il se préparer pour participer au mondial?

Toute une vie ! (rires). En fait, on ne se sent jamais vraiment prêt car, par définition, on ne saura jamais tout ce qui faut savoir sur tout.
 

Dans quel état d'esprit êtes-vous?

Ça va, j'aborde ça sereinement et je travaille très fort.
 

Justement, en quoi consiste le travail de préparation?

Je fais entre 4 à 6 heures d'études théoriques par jour, plus les dégustations ouvertes ou à l'aveugle.
 

Vous concentrez-vous sur le vin?

Le vin représente évidemment une grande partie de la préparation mais il faut savoir qu'on peut tester nos connaissances sur tous les alcools. Je déguste donc aussi des bières, des sakés et pour cela je fais appel à des spécialistes en la matière qui m'apprennent les subtilités aromatiques de ces alcools. Mais il y a aussi tout l'aspect service qui est très important.
 

Ça englobe quoi le service?

C'est tout ce qui concerne le protocole. Il faut être capable de servir une bouteille de Champagne par exemple en en divisant la quantité par le nombre de convives et réussir à servir de façon équilibrée jusqu'à la dernière goutte. Il faut également savoir comment servir un grand vin de Bordeaux, comment le décanter, le tout dans un temps limité et avec des invités qui nous bombardent de questions techniques pendant l'exercice et qui jouent parfois aussi le rôle d'un client difficile.
 

Et le fait que le concours ait lieu au Japon, ça peut être un paramètre pour les questions?

Oui, je lis beaucoup sur le protocole japonais. Il y a des erreurs à ne pas commettre. Par exemple au Japon, on ne sert pas les femmes en premier, mais la personne la plus importante à table.
 

C'est quoi le plus difficile dans ce concours?

Une des choses que je trouve difficile, outre les connaissances à avoir, c'est le fait qu'on sera devant 5 000 personnes. J'ai déjà fait des concours face à une salle de 500 maximum. C'est un stress qu'il faut gérer pour ne pas qu'il soit handicapant.
 

Comment faites-vous pour le gérer?

Je fais appel à des psychologues qui travaillent avec des athlètes de haut niveau. C'est une forme de sport finalement on peut se «casser la gueule» d'un moment à l'autre et faire une faute éliminatoire, il faut rester concentrer à 100% tout le long. Et il y a aussi le facteur chance qu'on ne peut pas maîtriser.
 

Vous avez remporté de prestigieux titres, meilleure sommelière du Canada et des Amériques en 2012 notamment. Est-ce que ça met une pression supplémentaire?

Oui quand même car avant personne ne me connaissait vraiment dans le milieu, je suis sortie de nulle part. Et avoir le titre ça veut dire que je suis quand même attendue au tournant, et qu'il va falloir bien faire, mais je reste confiante et concentrée.

 

Le quart de finale du 14e concours A.S.I. du Meilleur Sommelier du Monde se tiendra le 27 mars, alors que la demi-finale et la finale se tiendront respectivement les 28 et 29 mars.

 


Vidéos

Photos