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Lune de miel des Torontois avec les produits du Québec
Du caviar de varech de l'entreprise Kelp Caviar à Montréal|Photo: Sébastien Auger/Courtoisie
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Lune de miel des Torontois avec les produits du Québec

Le Rendez-vous Gourmet Québec à Toronto semble continuer sur sa lancée, attirant pour sa 3e édition lundi près de 160 professionnels de l'industrie, venus découvrir plus de 165 produits agroalimentaires de 32 exposants venus du Québec pour l'occasion.
Charles-Antoine Rouyer
Agence QMI

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«Je suis toujours à l'affût de quelque chose de différent, et le Québec propose une grande diversité», a expliqué Fred Lawlor, un consultant privé pour de grandes chaînes d'hôtel et un habitué de l'événement. «Il y a quelque chose au Québec en matière de nourriture, la créativité, les parfums», a-t-il ajouté visiblement enthousiaste, devant le kiosque d'un nouveau venu cette année, du caviar de varech de l'entreprise Kelp Caviar à Montréal.

Un autre nouveau venu, un producteur d'épices du Nord du Québec a aussi retenu l'attention. «Les épices boréales sont fantastiques», a expliqué Marian Staresinic, directrice du développement culinaire chez Eventrix, une entreprise en stratégies de communication. «Ils nous permettent d'avoir facilement accès à des épices autochtones plus saines, que nous ne saurions même pas comment récolter», a ajouté la Torontoise et chef cuisinière de formation.

Les épices de l'entreprise d'Origina de Girardville au nord du lac St-Jean, sont toutes ramassées à la main dans la région et séchées à froid, a précisé Élise Lavoué, directrice des ventes, à l'image du «Poivre des dunes», des graines d'aulne tardif mâle qui ressembleraient «au poivre rose ou au poivre noir, mais moins piquant, plus parfumé et citronné.»

Du côté des exposants, l'événement permet de s'aventurer en terres ontariennes. «On vient en repérage», a confirmé Élise Lavoué d'Origina, une marque de la coopérative forestière de Girardville, présente pour la première fois au Rendez-vous Gourmet, organisé au Roy Thomson Hall au centre-ville de Toronto.

«Nous étions en mode évaluation l'an dernier. Notre conclusion a été qu'il y avait un marché», a expliqué Janick Martin, la directrice générale de Chef brigade, à Saint-Hyacinthe, qui propose des viandes cuites sous vide aux restaurateurs. «Nous venons d'engager un représentant sur place [à Toronto]», poursuit Mme Martin expliquant que son objectif cette année est de trouver un distributeur local pour ses produits.

Ce mini-salon de l'agroalimentaire québécois à Toronto semble donc remplir son objectif, soit aider le secteur à se développer chez le voisin ontarien, en mettant en relation les producteurs québécois avec les professionnels, chefs, restaurateurs et autres distributeurs locaux.

Les épices de l'entreprise d'Origina de Girardville au nord du lac St-Jean|Photo: Sébastien Auger/Courtoisie
Pour s'exporter à l'extérieur du Québec

«Le courtier ou le distributeur c'est la première étape [pour vendre ses produits dans un nouveau marché]», a résumé Paul-Arthur Huot, le chef de poste du Bureau du Québec à Toronto, soit la tête de pont du gouvernement du Québec en Ontario et qui organise l'événement.

«Les livraisons [agroalimentaires] du Québec au Canada entre 2006 et 2010 sont passées de 22% de parts de marché à 25%», a souligné Paul-Arthur Huot.

Le secteur ontarien de l'agroalimentaire pèserait plus de 50 milliards $ et serait plus important que l'industrie automobile dans la province, a conclu une récente étude de l'Association of Ontario Food Processors.

Pour épauler les entreprises québécoises à se développer en Ontario, «nous avons produit cette année le "Regard sur le marché de l'Ontario"», a précisé David Dupuy, attaché agroalimentaire du Bureau du Québec à Toronto depuis 2010, qui a mis l'événement sur pied et compilé pour l'occasion un annuaire de près de 800 professionnels ontariens dans le domaine.

«Le plus difficile, c'est de rendre ces produits disponibles sur le marché», confirme Fred Lawlor, consultant privé en restauration, soulignant que deux distributeurs américains «contrôlent 90% du marché au Canada». Il faudrait «une coopérative de distribution» des produits du terroir québécois, a suggéré Fred Lawlor.

MicasaCanoë VoyagesLifewise
19 juin 2013

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