Le Maroc produit une huile
unique, l’huile d’Argan,
laquelle est issue de l’amandon,
fruit de l’arganier, un arbre
propre au sud du Maroc. Cette
huile aromatique riche en bons
gras est la fierté du peuple qui
l’utilise à la fois en cuisine et à des
fins cosmétiques (anti-rides, anti-inflammatoires,
soin des cheveux
et des ongles).
Le Maroc est aussi un pays producteur
d’huile d’olive et d’olives de table,
lesquelles sont de plus en plus exportées
vers nos marchés.
C’est pour apprécier la récolte des
olives que je me suis rendue dans les régions
de Marrakech, Fès et Meknès en
novembre dernier. Ces villes impériales
représentent le terroir idéal pour la culture
des olives. Si on y retrouve certains
cultivars propres à d’autres pays (Frantoio,
Picual, Koroneiki), c’est surtout la
Picholine marocaine qui est la plus répandue.
On la cueille, souvent à la main,
et on s’assure de la presser dans les
24 heures suivant la récolte afin de
conserver sa fraîcheur, ses notes aromatiques
et ses précieuses composantes antioxydantes.
L’huile d’olive extra-vierge,
dont les olives sont
pressées mécaniquement
sans utilisation
de chaleur ni
de solvants, est la
plus saine qui soit.
On l’apprécie tant
dans les plats salés
(tagine, couscous,
salades marocaines)
que les desserts
(pâtisseries
au miel et
amandes).
Les olives de table
font aussi partie intégrante de la
diète typique marocaine. Toujours déposées
sur la table, elles sont servies à
l’apéritif et entrent dans la composition
de plusieurs plats.
Les vertus salutaires de l’huile d’olive
Elle figure au palmarès des caractéristiques
du régime méditerranéen, lequel
protège contre les maladies cardiovasculaires.
Sa teneur en bons gras
mono-insaturés en fait une huile de
choix pour le coeur, mais également pour
la prévention de certains types de cancer,
dont celui du sein.
Récemment, on a relevé la présence
d’une composante appelée oléocanthal,
qui est produite pendant que les olives
sont broyées pour en faire de l’huile,
puisqu’elle est absente des olives
fraîches. Cette composante a des propriétés
anti-inflammatoires similaires à
celles de l’ibuprofène (Advil). Plus une
huile provoque une irritation du pharynx,
plus elle est piquante, plus sa teneur
en oléocanthal est élevée.
Si les Grecs consomment 23 litres
d’huile d’olive par année et par personne,
les Canadiens sont loin derrière
avec une consommation estimée à un litre
annuellement. On a tous intérêt à diminuer
notre consommation de beurre
et de margarine au profit de l’huile
d’olive qui se prête à plusieurs utilisations.
Avec son point de fumée élevé, elle
tolère même les hautes températures.
Conseils d’achats
- On opte pour une bouteille foncée
pour protéger les composantes
actives de l’huile.
- On recherche la mention
«extra-vierge».
- On vérifie la date de péremption.
L’huile se conserve à l’abri de la
chaleur et de la lumière 12 à 18 mois.
Huiles du Maroc, mes recommandations
Si, à la maison j’ai une dizaine
d’huiles d’olive issues de plusieurs pays
(Grèce, Italie, Espagne, Turquie, Australie,
France, Tunisie), celles du Maroc
manquaient à ma collection. Je vous propose
ici quelques huiles découvertes au
Maroc et disponibles ici que je trouve
d’intérêt. Vous y découvrirez des notes
d’une grande finesse qui sauront plaire
aux plus fins gourmets!