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Relevez la tête et
soyez fiers, amis canadiens – nous
détenons le record des gens qui grignotent
le plus dans toute l’Amérique
du Nord!
Selon une récente étude de l’une des
grandes firmes spécialisées en études de
marché au pays, NPD Group (Npd.com),
les Canadiens mangent en moyenne plus
de collations que leurs voisins du Sud. Et
ils en sont fiers, selon ce que révèle cette
étude, intitulée Snacking in Canada (Grignoter
au Canada), puisque nous avons
chez nous une perception plus positive du
grignotage.
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Ce rapport, qui comporte une analyse
approfondie des tendances en matière de
collations à travers le Canada comme aux
États-Unis, révèle que les Canadiens n’hésitent
pas à satisfaire leurs fringales entre
les repas.
Mais avant de se servir une autre bonne
poignée de croustilles avec de la trempette,
réjouissons-nous: le rapport dit aussi que
cela nous fait plaisir. En fait, nous estimons
que grignoter est quelque chose de
positif. C’est ce que croit aussi Joël Grégoire,
analyste de l’industrie alimentaire
et des boissons pour le NPD Group.
Les Canadiens font plus attention
«Même si nous grignotons plus que nos
voisins américains, la vraie différence réside
dans ce que nous mangeons, car les
Canadiens font plus attention à ce qu’ils
mangent et à la valeur nutritive de ce
qu’ils consomment», explique M. Grégoire.
«Lorsqu’ils choisissent des aliments
pour la collation, les Américains se
tournent davantage vers les choses plus
salées, alors que les aliments qui sont réputés
être meilleurs pour soi ont la cote au
Canada.»
L’étude révèle aussi qu’au cours de la
dernière décennie, en comparant les collations
à un petit déjeuner, à un dîner et à un
souper, on se rend compte que les goûters
et les collations sont les «repas» qui
connaissent la croissance la plus élevée au
Canada. En 2000, les collations constituaient
22 % de tous les repas que nous
mangions, et cette proportion est passée à
24 % en 2010. Au cours de 2009, la consommation
de collations au Canada était plus
élevée qu’aux États-Unis, alors que de ce
côté-ci de la frontière, nous mangions plus
de 300 goûters par personne, alors que
chez les Américains, ce nombre était plutôt
d’environ 230.
(Les données utilisées dans ce rapport
sont principalement tirées de deux études
souscrites: National Eating Trends (Tendances
nationales en alimentation, ou
NET), laquelle livre un portrait précis des
aliments et boissons que consomment les
Canadiens et SnackTrack, un service qui
analyse les habitudes de consommation
pour plus de 70 catégories d’aliments de
collation).
Les croustilles en forte croissance
Mais sommes-nous devenus des zombies
qui ramassent sans réfléchir tout ce
qui se trouve sur les tablettes d’épicerie?
Pas du tout, selon cette étude, qui explique
que le quart des Canadiens se préoccupent
de la teneur en calories des repas qu’ils
servent. L’aspect pratique joue toutefois
un rôle dans notre choix d’aliments et
même si les consommateurs reçoivent
continuellement des messages sur l’importance
de manger sainement, les croustilles
sont l’aliment de collation qui connaît la
plus forte croissance, avec une hausse de
22 % en 2006 par rapport à 2006.
L’étude révèle aussi que les Canadiens
sont plus gourmands lorsqu’ils s’assoient
devant la télé. À ce titre, ils sont de grands
amateurs de collations salées, de chocolat,
de bonbons et de crème
glacée quand ils sont à la
maison, où la télé et le
garde-manger sont les
meilleurs amis du
monde.
Les ados moins bien
informés
En comparaison avec
le reste de la population,
les enfants et les adolescents
ont davantage tendance
à consommer des
aliments de collation
lorsqu’ils jouent à des
jeux classiques ou à des
jeux vidéo. La gomme,
les croustilles et les biscuits
sont en première
place de leur palmarès
dans ces situations. De
plus, quand on se penche
sur tous les groupes
d’âge au Canada, on
s’aperçoit que les enfants
sont ceux qui
grignotent le plus,
alors que les adolescents
sont ceux qui
sont le moins bien informés
sur la valeur
nutritive des aliments
qu’ils choisissent.
«En grandissant, les
enfants en viennent à
choisir eux-mêmes ce
qu’ils mangeront lors de
collations,
un changement
qui
vient rapidement
faire obstacle
à un régime
alimentaire
équilibré», affirme M.
Grégoire. «Même si
les adolescents grignotent
moins que lorsqu’ils
étaient enfants, le manque
d’influence parentale fait
souvent en sorte qu’ils se mettent
à consommer des aliments
qui leur font plaisir.»
En vieillissant, toutefois, l’aliment plaisir
prend moins d’importance pour
les Canadiens et fait place à une préoccupation
pour la santé et à plus de vigilance
quant au gain de poids; l’aliment gourmand
perd sa place en tête de liste des arguments
qui guident leur choix chez
presque 5 p. cent des adultes de 45 à 54
ans par rapport à ceux de 35 à 44 ans.
Si les Canadiens, en moyenne,
mangent plus d’aliments de collation
associés à la santé, la révolution
des aliments de collation
n’est pas terminée de l’autre
côté de la frontière, où les
fruits, le fromage et le yogourt
sont les trois aliments
les plus en croissance aux
États-Unis.