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Alerte aux collations
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Alerte aux collations

Les Canadiens grignotent encore plus que les Américains. Quels effets a cette habitude sur notre santé?
Agence QMI
Parution
15 octobre 2010
Pub.
Relevez la tête et soyez fiers, amis canadiens – nous détenons le record des gens qui grignotent le plus dans toute l’Amérique du Nord!

Selon une récente étude de l’une des grandes firmes spécialisées en études de marché au pays, NPD Group (Npd.com), les Canadiens mangent en moyenne plus de collations que leurs voisins du Sud. Et ils en sont fiers, selon ce que révèle cette étude, intitulée Snacking in Canada (Grignoter au Canada), puisque nous avons chez nous une perception plus positive du grignotage.


Ce rapport, qui comporte une analyse approfondie des tendances en matière de collations à travers le Canada comme aux États-Unis, révèle que les Canadiens n’hésitent pas à satisfaire leurs fringales entre les repas.

Mais avant de se servir une autre bonne poignée de croustilles avec de la trempette, réjouissons-nous: le rapport dit aussi que cela nous fait plaisir. En fait, nous estimons que grignoter est quelque chose de positif. C’est ce que croit aussi Joël Grégoire, analyste de l’industrie alimentaire et des boissons pour le NPD Group.

Les Canadiens font plus attention


«Même si nous grignotons plus que nos voisins américains, la vraie différence réside dans ce que nous mangeons, car les Canadiens font plus attention à ce qu’ils mangent et à la valeur nutritive de ce qu’ils consomment», explique M. Grégoire.

«Lorsqu’ils choisissent des aliments pour la collation, les Américains se tournent davantage vers les choses plus salées, alors que les aliments qui sont réputés être meilleurs pour soi ont la cote au Canada.»

L’étude révèle aussi qu’au cours de la dernière décennie, en comparant les collations à un petit déjeuner, à un dîner et à un souper, on se rend compte que les goûters et les collations sont les «repas» qui connaissent la croissance la plus élevée au Canada. En 2000, les collations constituaient 22 % de tous les repas que nous mangions, et cette proportion est passée à 24 % en 2010. Au cours de 2009, la consommation de collations au Canada était plus élevée qu’aux États-Unis, alors que de ce côté-ci de la frontière, nous mangions plus de 300 goûters par personne, alors que chez les Américains, ce nombre était plutôt d’environ 230.

(Les données utilisées dans ce rapport sont principalement tirées de deux études souscrites: National Eating Trends (Tendances nationales en alimentation, ou NET), laquelle livre un portrait précis des aliments et boissons que consomment les Canadiens et SnackTrack, un service qui analyse les habitudes de consommation pour plus de 70 catégories d’aliments de collation).

Les croustilles en forte croissance


Mais sommes-nous devenus des zombies qui ramassent sans réfléchir tout ce qui se trouve sur les tablettes d’épicerie? Pas du tout, selon cette étude, qui explique que le quart des Canadiens se préoccupent de la teneur en calories des repas qu’ils servent. L’aspect pratique joue toutefois un rôle dans notre choix d’aliments et même si les consommateurs reçoivent continuellement des messages sur l’importance de manger sainement, les croustilles sont l’aliment de collation qui connaît la plus forte croissance, avec une hausse de 22 % en 2006 par rapport à 2006.

L’étude révèle aussi que les Canadiens sont plus gourmands lorsqu’ils s’assoient devant la télé. À ce titre, ils sont de grands amateurs de collations salées, de chocolat, de bonbons et de crème glacée quand ils sont à la maison, où la télé et le garde-manger sont les meilleurs amis du monde.

Les ados moins bien informés


En comparaison avec le reste de la population, les enfants et les adolescents ont davantage tendance à consommer des aliments de collation lorsqu’ils jouent à des jeux classiques ou à des jeux vidéo. La gomme, les croustilles et les biscuits sont en première place de leur palmarès dans ces situations. De plus, quand on se penche sur tous les groupes d’âge au Canada, on s’aperçoit que les enfants sont ceux qui grignotent le plus, alors que les adolescents sont ceux qui sont le moins bien informés sur la valeur nutritive des aliments qu’ils choisissent.

«En grandissant, les enfants en viennent à choisir eux-mêmes ce qu’ils mangeront lors de collations, un changement qui vient rapidement faire obstacle à un régime alimentaire équilibré», affirme M. Grégoire. «Même si les adolescents grignotent moins que lorsqu’ils étaient enfants, le manque d’influence parentale fait souvent en sorte qu’ils se mettent à consommer des aliments qui leur font plaisir.»

En vieillissant, toutefois, l’aliment plaisir prend moins d’importance pour les Canadiens et fait place à une préoccupation pour la santé et à plus de vigilance quant au gain de poids; l’aliment gourmand perd sa place en tête de liste des arguments qui guident leur choix chez presque 5 p. cent des adultes de 45 à 54 ans par rapport à ceux de 35 à 44 ans.

Si les Canadiens, en moyenne, mangent plus d’aliments de collation associés à la santé, la révolution des aliments de collation n’est pas terminée de l’autre côté de la frontière, où les fruits, le fromage et le yogourt sont les trois aliments les plus en croissance aux États-Unis.


MicasaCanoë VoyagesLifewise
22 mai 2012

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