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Du
nord au sud, les paysages affichent
leurs contrastes. Des villages
berbères aux stations balnéaires en
passant par les sites archéologiques
et les oasis du Sahara, une chose
demeure: le repas se veut convivial
et le couscous est roi.
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Les oliviers
| Les femmes sont chargées de la récolte des olives en Tunisie, 4e plus grand producteur d’huile d’olive au monde. |
Après l’Espagne, l’Italie et la Grèce, la
Tunisie est le 4e plus grand producteur
d’huile d’olive au monde. Chaque année,
190 000 tonnes d’huiles d’olive y sont produites,
soit 7 % de la production mondiale.
Du nord au sud, ce sont 70 millions
d’oliviers qui enjolivent le paysage.
De novembre à la fin du mois de janvier,
c’est la pleine saison des récoltes. Si
les hommes assurent ce travail dans la
plupart des pays producteurs, en Tunisie,
ce sont les femmes qui se regroupent
au sein des oliveraies pour y effectuer la
récolte manuelle. À l’aide d’un peigne ou
encore de cornes de moutons, elles ramassent
les précieuses olives sans les
abîmer. Le travail se fait dans la joie,
souvent agrémenté de « youyou » (cri typique
des femmes musulmanes).
Pressées dans les 24 heures, les olives
se transformeront en délicieux nectar
doré qui portera alors l’appellation
extravierge s’il n’y a eu que pression
mécanique et absence d’utilisation de
chaleur.
La qualité de l’huile d’olive en Tunisie
a connu un essor croissant au cours des
dernières années, si bien qu’aujourd’hui,
70 % de l’huile tunisienne affiche
l’appellation extravierge. Les Italiens et
les Espagnols en sont bien conscients
puisqu’ils achètent en abondance l’huile
tunisienne pour l’embouteiller dans
leur pays. La réglementation prochaine
qui précisera la provenance de l’huile ne
pourra qu’être profitable au marché
tunisien.
Les variétés Chetoui et Chemlali dominent
le pays. Si la première est
concentrée dans le nord et se démarque
par ses notes herbacées et son contenu
élevé en acide oléique (bon gras monoinsturés)
et en polyphénols, la seconde,
surtout abondante dans le sud, est plus
douce. Elle est riche en stérols, qui aident
à normaliser le cholestérol. Mais
qu’elle soit douce ou intense, l’huile
d’olive tunisienne se prête à toutes les
utilisations, de l’entrée au dessert.
La cuisine
Avec la présence d’huile d’olive, l’abondance
de légumes, de fruits, de noix et de
légumineuses, la cuisine tunisienne se
rapproche de la définition de la diète méditerranéenne,
sauf peut-être par l’absence
de vin, peu consommé vu la religion.
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suites de mon reportage en Tunisie:
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Le menu typique tunisien
Le matin
Pain grillé trempé dans un mélange d’huile
d’olive et miel ou encore dans la bsissa,
une pâte constituée de semoule de blé
aromatisée avec de la coriandre et de
l’anis, agrémentée d’huile d’olive. On lui
attribue des propriétés fortifiantes.
Le midi
Des plats que l’on mange à la cuillère, donc
en général du couscous garni de légumes
(carottes, poivrons et pommes de terre) et
pois chiches. On précède souvent le repas
d’une salade méchouia (poivrons grillés,
tomates et huile d’olive épicée). Le tout est
accompagné de pain Tabouna, cuit dans un
four en terre cuite qui porte le même nom.
Le soir
Des grillades avec des légumes.
À boire
Puisque le vin est peu répandu, c’est
le thé qui est prisé. Qu’il soit vert ou noir, il
est souvent garni de pignons grillés.
Et le dessert
Si les pâtisseries tunisiennes constituées
de noix (pistaches, amandes, pignons)
et de miel ont une renommée qui dépasse
les frontières du pays, elles sont réservées
aux fêtes. Dans le menu quotidien, ce sont
les fruits qui volent la vedette. En hiver, les
oranges, mandarines, pommes et dattes
fraîches garnissent toutes les tables. La
variété de dattes Deglet Nour, cultivée
dans les palmeraies du sud, est
particulièrement réputée
et largement exportée.