Retour à l'accueil Cuisine & vins
ABC
HOMARD
Recettes simples
SEXY
Regard des hommes
Comment l'attirer?
PHOTOS
Rincez-vous l'oeil!
Nos galeries
Le prix influence l’alimentation
Le docteur Bernard Ruffieux.
© Journal de Québec
Page(s) | 1 |

Le prix influence l’alimentation

À l’heure où l’obésité fait des ravages, un professeur français a mené une recherche dans son pays afin de déterminer si une nouvelle politique de prix des aliments serait efficace pour les consommateurs plus pauvres, particulièrement touchés par la malbouffe.

Parution
01 avril 2009
Pub.
Le Dr Bernard Ruffieux, professeur à l’université Pierre-Mendès, à Grenoble, en France, a présenté les résultats de ses travaux à des étudiants de l’université Laval et des spécialistes de l’alimentation, en février dernier. Ses recherches, financées par le gouvernement français, ont pour but d’améliorer le bien-être des gens par la nutrition.


Fruits et légumes trop chers


Le professeur a voulu observer le changement de comportement dans les achats des consommateurs en les plaçant devant la situation suivante: si le gouvernement français décidait d’augmenter de 30 % la taxe sur les produits de type junk food (malbouffe) et de réduire de 30 % le coût des fruits et légumes en subventionnant ce groupe alimentaire, est-ce que les gens adopteraient une meilleure alimentation? Selon le Dr Ruffieux, le gouvernement français envisage sérieusement de mettre en place cette politique de prix.

Ainsi, 160 femmes françaises, dont le tiers souffraient d’un surpoids, ont accepté de participer à cette étude. Parmi elles, 47 % provenaient d’un milieu défavorisé tandis que les autres étaient issues de la classe moyenne. Pendant deux heures, devant un ordinateur, elles devaient faire une épicerie virtuelle en choisissant parmi 180 produits, dont certains n’avaient pas changé de prix. Le prix des fruits et légumes était moins cher de 30 %, alors que le prix du junk food était plus cher de 30 %.

Avant l’étude du Dr Ruffieux, les gens plus pauvres consommaient moins de fruits et légumes et plus de junk food. Lors des travaux du professeur, tant les femmes de la classe moyenne que les femmes plus pauvres ont accru leur consommation de fruits et de légumes et ont diminué la malbouffe. Or, l’écart entre les deux classes sociales a lui aussi augmenté, c’est-à-dire que les femmes de la classe moyenne achetaient plus de fruits et légumes et moins de junk food que les femmes plus pauvres.

Données surprenantes


Le Dr Ruffieux a été très surpris de constater à quel point la mise en place d’une nouvelle politique de prix a eu un effet bénéfique sur l’indice des prix à la consommation (IPC) des populations moyennes, mais a eu un effet très néfaste chez les pauvres. «L’inflation a été plus importante pour les femmes pauvres que les femmes de la classe moyenne. On veut changer les prix, mais pour la population plus pauvre, cela se traduit par une hausse du prix des aliments», dit-il.


MicasaCanoë VoyagesLifewise
16 mai 2012

Chroniques

Partenaires

Horoscope