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D’ailleurs, il est le premier
à avouer que, de tous
les temps, le Canada est
l’un de ses coins du monde
préférés. «Je ne dis pas cela
simplement pour engager
une conversation. Les
Canadiens l’ont compris.
Ils vous permettent de rester
nous-mêmes», souligne
le cuisinier vedette.
Il était de passage à Toronto
pour faire la promotion
de son nouveau livre,
Jamie at Home (Hyperion)
et de sa nouvelle émission
diffusée à la chaîne Food
Network, Jamie’s Kitchen
Australia. Dans le cadre de
son émission British Fifteen,
il offre une formation
de cuisiniers
professionnels à
de jeunes
hommes et de
jeunes femmes
démunis.
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Jamie Oliver
est tellement détendu
en sol canadien
qu’il
commence l’entrevue
en m’embrassant
et en
dévoilant que sa
femme, «Jools»,
attend leur troisième
enfant en mars.
«Tous nos enfants sont nés
à peu près à la même
époque pour une raison
quelconque», laisse-t-il
tomber.
M. Oliver se rappelle même
des détails entourant
ses visites antérieures au
Canada. Quel délice! Encore
mieux, il fait une démonstration
culinaire privée
pour une poignée de
journalistes au Chef Upstairs
de Toronto.
C’est divertissant de le
regarder lorsqu’il tourne
facilement des betteraves
multicolores rôties et des
coupes de bifteck de premier
choix, et ajoute une
gamme d’épices, d’huiles et
– qui l’eût cru – du fromage
cottage, pour en faire un
mets digne d’un roi. Le tout
en moins de 11 minutes.
Tapis rouge
Jamie Oliver vaut son
pesant d’or. C’est comme si
on avait déroulé le tapis
rouge pour nous.
Toutefois, je suis tombée
rapidement de mon piédestal
en voyant l’horreur sur
le visage des gens après
que j’eus engouffré un gros
morceau de betterave enrobé
de fromage cottage dans
ma grande bouche et cela,
sans fourchette. Oh non!
Oliver, lui, rayonnait de
joie.
Jamie Oliver admet qu’il
a fait beaucoup de millage,
physiquement et au sens figuré,
depuis l’époque où il
était un
sex symbol aux cheveux
en bataille de l’émission
Naked Chef (Le Chef
nu). «J’étais vraiment à
l’aise dans une cuisine
bien avant toute cette histoire
de
nu», dit-il.
Il y a quelque chose de
très attirant à propos de ce
chef lauréat de plusieurs
prix culinaires, auteur et
animateur télé. Bien que
son sourire soit tout aussi
espiègle, une certaine maturité
s’est installée.
Cela dit, Jamie Oliver est
tout aussi coquin qu’avant.
Lorsqu’un reporter
demande la
définition précise
d’une noisette
de beurre, il répond
impassiblement: «À peu
près une cuillère
à thé… mais tout
dépend de la
grosseur de noisettes
que vous
préférez.»
La salle éclate
de rire. Puis, Jamie
Oliver avoue
candidement qu’il tâtonne
lorsqu’il crée des recettes.
Il raconte qu’il a appris à
en modifier quelques-unes
pour qu’elles soient plus légères,
en éliminant une
étape ou en en combinant
plusieurs. «Je me pose toujours
la question: est-ce
que cela marcherait si je
faisais telle ou telle
chose?» avoue-t-il.
Page 1. Un chef valant son pesant d’or
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