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L’utilisation systématique des
épices et aromates dans toutes
les grandes traditions culinaires
du monde est sans doute la meilleure
illustration de l’importance qu’accordent
les humains au goût et au plaisir
de la cuisine.
Parmi le nombre incroyable de plantes
utilisées pour assaisonner les plats, le basilic
est depuis longtemps vénéré dans
plusieurs régions du monde pour son
goût incomparable.
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Huiles essentielles... au goût
Le basilic (
Ocimum
Basilicum), du
grec
basilikon, qui
signifie «royal», est
une herbe abondamment
utilisée dans
les cuisines méditerranéenne
et sud-asiatique
(Thaïlande,
Vietnam, Laos).
Cette plante fait
partie des lamiacées,
une grande famille
qui regroupe
plusieurs autres
aromates comme la
menthe, le thym, la
marjolaine, l’origan
et le romarin.
Toutes ces plantes ont une caractéristique
commune, elles contiennent des
huiles essentielles riches en terpènes, des
molécules odorantes produites par la
plante autant pour se défendre des prédateurs
(bactéries, moisissures) que pour
attirer les insectes pollinisateurs.
Certains de ces terpènes sont souvent
toxiques pour différents microbes et les
humains ont mis à profit ces propriétés
depuis la plus haute Antiquité en utilisant
les aromates autant pour donner du
goût aux aliments que comme agents de
conservation. Comme quoi il est souvent
possible de combiner l’utile à l’agréable
en alimentation!
Une odeur bénéfique
En plus de leur odeur extraordinaire,
les molécules contenues dans l’huile de
basilic ont également plusieurs propriétés
biologiques pouvant contrer le développement
des maladies chroniques.
Une de ces molécules, l’eugénol, exerce
une action anti-inflammatoire très puissante
et cette propriété pourrait jouer un
rôle important en empêchant la création
d’un climat d’inflammation chronique
favorisant la progression de plusieurs
maladies.
D’autres molécules du basilic, comme
l’acide rosmarinique ou encore l’acide
ursolique, ont également la propriété
d’interférer dans la croissance des cellules
cancéreuses et de provoquer leur
mort.
L’utilisation aussi fréquente que possible
des fines herbes comme le basilic a
donc des répercussions extraordinaires,
autant par leur goût exquis que par leurs
impacts positifs sur la santé.
Profiter au maximum du goût
exceptionnel du basilic
L’arôme du basilic est rapidement détruit
durant la cuisson; il est donc important
de ne pas le faire cuire si on veut
profiter au maximum de son goût.
On peut hacher les feuilles fraîches et
en parsemer des plats chauds juste avant
de servir (viande blanche, poisson) ou
l’inclure dans certaines préparations
froides comme les mayonnaises, vinaigrettes
ou trempettes.
L’utilisation la plus classique du basilic
est l’
insalata caprese (salade de Capri),
un plat composé de rondelles de tomate et
de mozzarella recouvertes de feuilles de
basilic fraîchement coupées et relevées
d’un filet d’huile d’olive de bonne qualité.
Un véritable délice estival!
Cependant, il est capital d’utiliser du
basilic frais; le basilic séché perd complètement
son goût et n’a que peu de valeur
culinaire.
Le basilic se congèle relativement bien
et il est possible de profiter des récoltes
abondantes du mois d’août pour faire des
réserves. On peut également conserver le
basilic sous forme de pesto en le broyant
avec de l’huile d’olive extra-vierge, des pignons,
du parmesan et de l’ail.
Bien que le pesto soit très sensible à
l’oxydation (il brunit rapidement au
contact de l’air), l’ajout d’une bonne
quantité d’huile d’olive à la surface de la
pâte permet de ralentir ce processus et de
profiter du goût exceptionnel du basilic
pendant quelques mois.
Si vous n’êtes pas familier avec le goût
unique du basilic, l’ajout de quelques
cuillerées de pesto aux pâtes alimentaires
représente une façon simple et
économique de découvrir la saveur exceptionnelle
du «roi» des aromates.