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«Si chaque Québécois ajoutait
30 $ de plus par année d’aliments
québécois à son panier
d’épicerie, on augmenterait d’un
milliard de dollars les ventes de
produits alimentaires
du Québec
en cinq
ans», précise-
t-il. Un
geste qui
compte non
seulement
pour l’économie
locale,
mais également
pour
l’environnement
(moins de distances parcourues,
moins d’émissions de gaz à effet
de serre). En prime, quand il
s’agit de produits maraîchers,
acheter local procure même des
bénéfices salutaires.
Tous les spécialistes de la
santé reconnaissent l’importance
de manger entre 5 et 10 portions
de fruits et légumes par
jour. Si les fruits et les légumes
regorgent d’éléments nutritifs,
quand ils sont cultivés près de
chez nous, ils sont encore
meilleurs pour la santé. Voyons
pourquoi: |
À pleine maturité
Les fruits et légumes importés
sont souvent cueillis avant
d’avoir atteint leur plein degré
de maturation afin de protéger
leur apparence pendant le transport.
Des traitements à l’éthylène
permettent de compléter la
maturation, mais cette technique
entrave le développement
de précieuses composantes phytochimiques
qui réduisent le
risque de maladies.
Des études ont
démontré que la
vitamine C, les
folates, les caroténoïdes
et les polyphénols
étaient
particulièrement
affectés
par cette
cueillette précoce.
Cultivés ici,
les fruits et légumes
sont
cueillis au moment
opportun, alors
qu’ils ont atteint
leur plein potentiel
vitaminique.
Consommés
près du moment
de la cueillette
Fragiles, plusieurs nutriments
commencent
à se dégrader dès
la cueillette, d’où
l’importance
d’acheter des végétaux
qui ont été
cueillis récemment.
La visite des marchés
publics assure une fraîcheur
exemplaire (les végétaux
ont été cueillis la
veille ou le matin même).
En plus d’être cueillis avant
maturité complète, les fruits
et légumes importés subissent
aussi des traitements
physiques qui peuvent aussi
entraver leurs valeurs nutritives.
Les variations de température,
le type d’emballage, la luminosité
et l’oxygène dans la pièce où sont
conservés les végétaux affectent
leur portrait nutritionnel. La vitamine
C est particulièrement
sensible à ces facteurs environnementaux.
Moins de résidus
de pesticides
Les enquêtes de surveillance
effectuées par l’Agence canadienne
d’inspection des aliments
démontrent que les fruits et
légumes importés ont plus de
risque de dépasser les seuils
de tolérance pour les résidus
de pesticides que les végétaux
d’ici. Une autre bonne raison
d’acheter québécois!
Pour s’assurer de manger
québécois, on n’hésite pas à
lire la provenance des aliments
sur les emballages et
on surveille les panneaux de
la campagne «
www.mangezquebec.com» en magasin (fruiteries
et grandes chaînes).
Annie Brocoli, dynamique
porte-parole de l’Association
des jardiniers
maraîchers du Québec,
pose fièrement devant les
produits cultivés
chez nous. Le site Internet
est d’ailleurs doté d’un
calendrier des récoltes, de
plusieurs recettes alléchantes et
même de jeux pour les enfants.
Si, l’hiver venu, il devient
difficile de se limiter aux
produits maraîchers du Québec,
on n’a aucune raison de ne pas
les mettre en priorité pendant la
pleine saison. C’est en août qu’on
retrouve la plus grande variété!
Régalez-vous; d’une fraîcheur
inégalée, ils sont plus savoureux
que jamais!