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L'importance de l'achat local
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L'importance de l'achat local

Avec sa stratégie Le Québec dans votre assiette, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, entend bien modifier les habitudes d’achat des consommateurs de façon à donner priorité aux produits d’ici.
Par Isabelle Huot, Docteur en nutrition - Collaboration spéciale
Parution
28 juillet 2008
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«Si chaque Québécois ajoutait 30 $ de plus par année d’aliments québécois à son panier d’épicerie, on augmenterait d’un milliard de dollars les ventes de produits alimentaires du Québec en cinq ans», précise- t-il. Un geste qui compte non seulement pour l’économie locale, mais également pour l’environnement (moins de distances parcourues, moins d’émissions de gaz à effet de serre). En prime, quand il s’agit de produits maraîchers, acheter local procure même des bénéfices salutaires.

Tous les spécialistes de la santé reconnaissent l’importance de manger entre 5 et 10 portions de fruits et légumes par jour. Si les fruits et les légumes regorgent d’éléments nutritifs, quand ils sont cultivés près de chez nous, ils sont encore meilleurs pour la santé. Voyons pourquoi:

À pleine maturité


Les fruits et légumes importés sont souvent cueillis avant d’avoir atteint leur plein degré de maturation afin de protéger leur apparence pendant le transport. Des traitements à l’éthylène permettent de compléter la maturation, mais cette technique entrave le développement de précieuses composantes phytochimiques qui réduisent le risque de maladies.

Des études ont démontré que la vitamine C, les folates, les caroténoïdes et les polyphénols étaient particulièrement affectés par cette cueillette précoce. Cultivés ici, les fruits et légumes sont cueillis au moment opportun, alors qu’ils ont atteint leur plein potentiel vitaminique.

Consommés près du moment de la cueillette


Fragiles, plusieurs nutriments commencent à se dégrader dès la cueillette, d’où l’importance d’acheter des végétaux qui ont été cueillis récemment. La visite des marchés publics assure une fraîcheur exemplaire (les végétaux ont été cueillis la veille ou le matin même). En plus d’être cueillis avant maturité complète, les fruits et légumes importés subissent aussi des traitements physiques qui peuvent aussi entraver leurs valeurs nutritives.

Les variations de température, le type d’emballage, la luminosité et l’oxygène dans la pièce où sont conservés les végétaux affectent leur portrait nutritionnel. La vitamine C est particulièrement sensible à ces facteurs environnementaux.

Moins de résidus de pesticides


Les enquêtes de surveillance effectuées par l’Agence canadienne d’inspection des aliments démontrent que les fruits et légumes importés ont plus de risque de dépasser les seuils de tolérance pour les résidus de pesticides que les végétaux d’ici. Une autre bonne raison d’acheter québécois!

Pour s’assurer de manger québécois, on n’hésite pas à lire la provenance des aliments sur les emballages et on surveille les panneaux de la campagne «www.mangezquebec.com» en magasin (fruiteries et grandes chaînes).

Annie Brocoli, dynamique porte-parole de l’Association des jardiniers maraîchers du Québec, pose fièrement devant les produits cultivés chez nous. Le site Internet est d’ailleurs doté d’un calendrier des récoltes, de plusieurs recettes alléchantes et même de jeux pour les enfants. Si, l’hiver venu, il devient difficile de se limiter aux produits maraîchers du Québec, on n’a aucune raison de ne pas les mettre en priorité pendant la pleine saison. C’est en août qu’on retrouve la plus grande variété! Régalez-vous; d’une fraîcheur inégalée, ils sont plus savoureux que jamais!


MicasaCanoë VoyagesLifewise
22 mai 2012

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