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Âgée de 27 ans, Sarah Bérubé pesait 130 kilos (285 livres) et portait des vêtements pour tailles fortes, de grandeur 24 ans avant l'intervention.
«J'avais des mots de dos, j'étais toujours fatiguée, je n'avais pas d'endurance physique, mais le problème, c'était davantage sur le plan psychologique», a-t-elle dit.
Elle a précisé que ce qui était le plus lourd à porter, c'était le regard des autres. «Quand je mangeais, je sentais que les gens me jugeaient. Pourtant, je n'étais pas du genre à manger quatre assiettes à chaque repas.»
Lorsqu'elle a su que la gastrectomie verticale faisait son arrivée dans la région, Sarah Bérubé n'a pas hésité. Elle a rempli le formulaire dès qu'il lui était possible de le faire.
«Ç'a été comme une révélation, puisque c'est moins extrême que le "bypass" (qui consiste en une modification du circuit alimentaire) qu'ils font à Québec et qui ne m'intéressait pas», a-t-elle précisé.
Au cours de l'intervention qui a duré environ 45 minutes, on lui a retiré une partie de l'estomac, «la partie qui sécrète l'hormone de la faim, la ghréline».
Aujourd'hui, elle ne ressent plus la faim. Elle apprend à vivre avec une nouvelle routine d'alimentation et elle mange des portions semblables à celles d'un enfant de deux ans.
Quatre mois après l'intervention, sa perte de poids a atteint 31 kilos (70 livres). «Ça change la confiance et l'estime de soi. Ça s'en vient tranquillement parce qu'avant, j'en avais zéro», a exprimé la jeune femme.
Avant aujourd'hui, mis à part ses proches, très peu de gens dans son entourage étaient au courant de sa démarche. «Je voulais vivre ma période postopératoire seule pour réapprendre à vivre.»
«Je vais toujours être obèse dans ma tête, a confié la jeune femme. Je ne le vois pas que j'ai perdu du poids. Je le vois seulement dans mon visage». En décembre prochain, elle devrait avoir atteint le poids souhaité de 81 kilos (180 livres).
Qu'aurait-elle à dire à quelqu'un qui envisage la chirurgie? «C'est de foncer, de ne pas s'arrêter en se demandant si ça fait mal et si c'est désagréable. La diète préopératoire est pire que le postopératoire», a-t-elle fait savoir.
Certes, il y a des petites périodes de découragement, a-t-elle avoué, mais elles ne font pas le poids devant ce qu'elle appelle ses «petites victoires quotidiennes».
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Page 1. Chirurgie bariatrique: «Ça change la confiance et l'estime de soi»
Page 2. De nombreux patients intéressés par la chirurgie bariatrique
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