Retour à l'accueil Bien-être
ABC
HOMARD
Recettes simples
SEXY
Regard des hommes
Comment l'attirer?
PHOTOS
Rincez-vous l'oeil!
Nos galeries
Taux de suicide alarmant chez les agriculteurs
Photo: Fotolia
Page(s) | 1 |

Taux de suicide alarmant chez les agriculteurs

Plus de gens se suicident au Québec qu'ailleurs au Canada et les agriculteurs sont particulièrement touchés par ce fléau.

Agence QMI

Pub.
Au Québec, 3% de la population a déjà pensé sérieusement à se suicider. Chez les agriculteurs, ce taux passe à 5,7% et à 7,7% chez les producteurs de porcs.

En Mauricie et dans le Centre du Québec, deux personnes se suicident chaque semaine.

«Le milieu agricole est un milieu difficile, car c'est du sept jours sur sept. [Les agriculteurs doivent composer avec] la situation économique, les changements de température et les changements climatiques», a expliqué Hélène Roy du Centre de prévention du suicide Les Deux Rives.

Les agriculteurs et les intervenants médicaux essaient de combattre ces tragédies par tous les moyens possibles.

«Il n'y a pas un agriculteur qui appelle l'UPA (Union des producteurs agricoles) le matin pour dire qu'il est malade pour 15 jours ou trois semaines, a expliqué Jean-Marie Giguère, un agriculteur. Ça ne fonctionne pas de même.»

Pour aider ces agriculteurs, l'UPA essaie de mettre sur pied une équipe volante pour leur venir en aide lorsqu'ils qui doivent prendre un congé de maladie. Par exemple, les voisins peuvent s'occuper de la traite des vaches pendant le congé maladie d'un de leurs collègues.

Créer cette équipe volante ne sera pas facile puisque les méthodes de travail diffèrent d'un agriculteur à l'autre. «Le territoire est grand, les rangs sont longs et on a de moins en moins de fermes par rang», a expliqué Annie Gagnon, conseillère en prévention UPA-Mauricie.

Par ailleurs, l'UPA a formé une dizaine de sentinelles, des agriculteurs qui ont appris à reconnaître les signes de détresse, de maladie et d'épuisement.

Jean-Marie Giguère fait partie de ces sentinelles. Il croit que, tout comme avec ses chevaux, il doit approcher les gens doucement pour leur venir en aide.

«C'est un peu comme un veilleur qui apprend à lire les signes qui peuvent apparaître. Ce n'est pas marqué dans le front de la personne sil est souffre de dépression majeure.»

Même si la formation de ces sentinelles est un pas en avant, les régions rurales du Québec ont un besoin criant d'aide psychologique.

Aussi sur Canoe.ca: Prévention du suicide: il faut briser le tabou
Un million de morts par suicide chaque année

MicasaCanoë VoyagesLifewise
25 mai 2013

Galeries d'images

Partenaires

Horoscope