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«Un coloc dans la culotte»: bloguer son herpès
Amétys, Bobette et Nitouchka conseillent aux gens qui ont l'herpès de ne pas se renfermer, d'en parler surtout, de choisir les gens à qui le dire et de ne pas se déprécier.
© Shutterstock
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«Un coloc dans la culotte»: bloguer son herpès

Elles se sont liées d'amitié après s'être rencontrées dans un groupe d'entraide sur internet. Amétys, Bobette et Nitouchka (à mes petites bobettes n'y touche pas) sont les pseudonymes de ces trois blogueuses qui écrivent sur le même sujet depuis avril 2009.
Par Josianne Massé
Parution
Octobre 2011

Trois femmes de Montréal tiennent un blogue
(monpetitbobo.com) afin de «démystifier» et «dédramatiser» l'herpès.

 

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Elles étaient alors célibataires et sont maintenant toutes trois en couple. Elles continuent de publier des billets sous leur pseudonyme respectif pour «faire du bien avec quelque chose qui n'est pas agréable». Rencontrées dans un restaurant de Montréal, elles ont levé le voile sur certains aspects de leur maladie.

Comment elles l'ont contracté

Il y a environ 20 ans, Bobette et son copain ont décidé de passer tous les tests de dépistage avant de laisser tomber la contraception. Ils n'ont jamais eu de test d'herpès et on ne leur a jamais proposé. C'est son conjoint de l'époque, porteur asymptomatique, qui lui a transmis l'herpès.

«Sur notre site, on ramasse encore des gens qui l'attrapent de la même manière», s'est exaspérée Bobette.

Elle a raconté qu'après avoir été jetée dehors du cabinet de son médecin alors qu'elle était en larmes, son conjoint l'a accusée d'avoir eu une aventure.

«La plupart des gens pensent qu'ils se sont faits trompés parce qu'ils n'ont pas de symptômes», a expliqué Bobette. «Ça brise des couples.»

À 24 ans, Amétys est tombée amoureuse d'un homme qui avait l'herpès. Après trois mois, sachant qu'ils n'étaient pas porteurs du VIH, ils ont choisi de ne plus utiliser le condom. Un ou deux mois plus tard, elle apprenait qu'elle avait aussi l'herpès. Elle croyait que le moment serait repoussé pour elle, connaissant un couple qui ne se l'était pas transmis après dix ans de relations sexuelles non protégées. Nitouchka a quant à elle découvert qu'elle avait l'herpès après avoir eu des relations sexuelles avec une personne qui ne savait pas qu'il l'avait.

Vie sexuelle et amoureuse

© Courtoisie monpetitbobo.com

«Notre vie n'est pas finie», s'est écriée Nitouchka après une gorgée de son Cosmopolitain.

C'est pourtant une sensation qui est bien présente après l'annonce d'un diagnostic d'herpès. Amétys a raconté qu'elle a pris du poids, que son estime a été atteinte.

«Je me souviens de m'être dit que je ne me trouverais personne d'autre, que personne d'autre allait m'accepter».

Elle a été célibataire pendant sept ans par la suite parce qu'elle ne voulait pas faire face au moment inévitable de l'annonce à l'autre.

Bobette a affirmé qu'elle n'a jamais vécu de rejet de la part des hommes malgré tout.

«J'avais choisi le plus laid que je pouvais trouver», a-t-elle dit en riant. «Si lui m'avait rejeté, je pense que ma vie aurait été bouleversée.»

Briser l'isolement

Amétys, Bobette et Nitouchka conseillent aux gens qui ont l'herpès de ne pas se renfermer, d'en parler surtout, de choisir les gens à qui le dire et de ne pas se déprécier.

«J'ai été 17 ans avec ça, à penser que j'étais seule au monde, à me diminuer, à rencontrer n'importe quel genre de gars», a confié Bobette.

Les blogueuses proposent donc un espace d'échange et mettent parfois certains de leurs lecteurs en relation, s'appelant même entre elles les «Anges de l'herpès» en référence aux Drôles de dames (Charlie's Angels).

 

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MicasaCanoë VoyagesLifewise
16 mai 2012

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