![]() |
ABC HOMARD Recettes simples |
SEXY Regard des hommes Comment l'attirer? |
PHOTOS Rincez-vous l'oeil! Nos galeries |


![]() |
Le modèle de beauté véhiculé par la mode ou les magazines est aujourd’hui inaccessible pour la majorité des femmes. La promotion de la maigreur et du culte de la jeunesse sont aussi dangereuses car elles mettent de plus en plus en danger la santé des jeunes femmes. Le Réseau Québécois d’Action pour la Santé des Femmes (RQASF) a décidé de contrer cette tendance en lançant un dépliant prouvant que la beauté peut s’exprimer sous différentes formes.
Le problème est présent dans toutes les familles. Même si 80 % des jeunes ont un poids normal, 60 % des adolescents sont insatisfaits de leur image corporelle. La faute est surtout imputable aux publicitaires et aux designers de mode qui ne cessent de vendre une femme jeune, mince et parfaite. «Pour être belles, toutes les femmes, de 7 à 77 ans, doivent toujours être jeunes, minces à l’extrême, blanches et sexy, au détriment de leur santé» insiste Lydya Assayag, la directrice de l’organisme. Ainsi, le tiers des utilisatrices de produits antirides sont des femmes de moins de 25 ans. Mais ce phénomène entraine des dérapages dangereux lorsqu’on constate qu’une compagnie américaine se met à vendre des crèmes miracles pour les fillettes de 8 à 12 ans, ou lorsque des enfants de 8 ans se font injecter du Botox dans le visage.
Pour conscientiser les jeunes filles, mais aussi les acteurs du milieu de la mode, le RQASF a décidé de lancer un dépliant mettant en vedette des femmes différentes qui représentent, chacune à leur manière, une forme de beauté. France Geoffroy est danseuse contemporaine et se déplace en fauteuil roulant. Pour elle, le culte de la beauté est difficile à supporter. «La mode est quelque chose qui m’interpelle, j’aime beaucoup les vêtements. Cela n’a jamais cessé, même après mon accident, que j’ai eu à l’âge de 17 ans. Grâce à mon travail et à ma persévérance, le milieu de la danse m’a ouvert ses portes. Pourtant, je trouve encore difficile de me rendre dans certaines boutiques. Les vêtements ne sont parfois pas faits pour moi et j’ai même déjà senti du mépris dans certains magasins.» Pourtant, elle a une silhouette magnifique qui ferait pâlir de jalousie, si elle pouvait se lever. Le dépliant met aussi en lumière Graziella Battista, chef-propriétaire d’un restaurant, Michelle Blanc, bloggeuse et spécialiste en marketing web, ainsi que Amina Gerba, pdg d’Afrique Expansion.
La responsable du RQASF, Lydya Assayag, est toutefois optimiste pour l’avenir. Selon elle, les mentalités ont déjà commencé à évoluer et d’ici cinq ans, on devrait voir des changements importants. «C’est comme pour les problèmes d’amiante ou d’environnement. Il y a quelques années, personne n’en parlait, ça n’existait pas. Aujourd’hui, c’est passé dans la conscience publique et tout le monde fait attention. Je n’ai aucun doute que ce sera pareil pour l’image des femmes. Il y a des courants souterrains qui sont en œuvre, on ne les voit pas encore mais il y a du travail qui se fait, par exemple, auprès de la relève dans le milieu de la mode.» Le dépliant sera prochainement distribué dans les écoles de mode, auprès des designers et des fabricants de vêtements, mais aussi dans tout le réseau du RQASF. Il est disponible sur le site www.rqasf.qc.ca
| Pub. |
|
Bien-être : Photographier ses repas pourrait indiquer un trouble alimentaire
Style de vie : Les Montréalais jettent moins Cuisine et Vins : Goûter le Montréal estival |
Elle & Lui : David Beckham, notre beau gars de la semaine
Mode & Beauté : Kate Bosworth pour Topshop Festival Collection Animal : Les pandas font leur première apparition publique au zoo |