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«Les personnes, surtout les
femmes, sous-rapportent toujours
leur poids. Elles vivent
très mal leur excès de poids et
considèrent devoir être minces
pour atteindre le bien-être», déplore
Fannie Dagenais, d’ÉquiLibre.
«Les gens parlent plus facilement
de sexe que de poids, indique
Christian Bourque de Léger
Marketing. Il est toujours
difficile de parler à ce qui touche
l’estime de soi.»
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Pour plusieurs, le corps parfait
doit être mince et allongé, où
les petites poignées d’amour
sont inexistantes. Pas étonnant
donc qu’on mente à ce sujet,
croit Diane Lesage de la Coalition
Corps-Accord.
«Notre société est
centrée sur le paraître.
La pression est énorme
car on associe la minceur
au bonheur, au
succès professionnel et
à la séduction», dit-elle.
Cette «fausse» image s’apparentant au
top-modèle crée deux classes de
citoyens: ceux qui y ressemblent
et les autres.
«Ça crée beaucoup de préjugés,
de discrimination sociale et
professionnelle», déplore Mme
Lesage.
Le mensonge n’est pas seulement
l’apanage des femmes, révèle
le sondage. «Beaucoup
d’hommes souffrent du complexe
d’Adonis. Sans vouloir
être minces, ils veulent une silhouette
filiforme, musclée et
sans bedaine», indique
Mme Dagenais.
Pour une majorité de gens, le
temps des Fêtes est LA période
de l’année propice au gain de
poids. Sucreries, mets riches et
bien gras, les Québécois s’y «lâchent
lousses».
«C’est une réalité. Aussi bien
l’accepter au lieu de culpabiliser.
On peut se faire plaisir mais
sans en abuser», affirme Nathalie
Jobin, professeure en nutrition
à l’Université de Montréal.
Exercice plutôt que diète
L’exercice est la résolution du
jour de l’An par excellence des
Québécois. Une bonne nouvelle,
dit Suzie Pellerin de la Coalition
sur la problématique du poids.
«L’exercice dans un centre
spécialisé n’est pas fait pour
tous. Mieux vaut l’intégrer à
notre routine»,
dit-elle.
Pour ceux et
celles qui sont décidés
à perdre du
poids, évite z les
diètes, disent les
experts. «Il n’y a
pas de recettes miracles.
Des études
montrent que
95 % des gens qui suivent des
diètes reprennent tout, voire
plus, au bout de 5 ans», dit Diane
Lesage.
Tout réside dans les bonnes
habitudes de vie alliant exercices
et saine alimentation. Et
que faire des gâteries?
«Il vaut mieux en manger à
l’occasion. Sinon, on va tomber
dans une rage qui va nous en faire
manger deux fois plus! La modération
a bien meilleur goût»,
rappelle Mme Pellerin.
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