Marie-Claude Ainey
Animal

Urgences Animales: un courage à toute épreuve

Urgences Animales: un courage à toute épreuve

© Urgences Animales

Marie-Claude Ainey

Dernière mise à jour: 27-11-2014 | 16h07

Lorsque Capucine, la chatte de sa mère, s’égare, Éric Dussault, issu du milieu des premiers répondants, réalise cruellement qu’aucun service de sauvetage pour animaux n’existe pour venir en aide aux propriétaires et aux animaux en détresse.

La petite chatte Capucine a été retrouvée! Éric récolte les remerciements de sa mère, et réalise du même coup à quel point elle était démunie devant la disparition de son animal, puisque aucun service de sauvetage pour animaux n’existe. Habitué de secourir des êtres humains, il ressent aussi pour la première fois la gratitude d’un animal; la chatte, visiblement soulagée, s’apaise de retour chez elle.

«J’ai toujours évolué dans le feu de l’action, je suis habitué au rythme des services d’urgence et, bien sûr, je le fais car j’aime aider les gens.» explique Éric Dussault.

Expertises

L’idée de fonder Urgences Animales, une entreprise visant à retrouver les animaux perdus et à secourir ceux en danger, a donc commencé à prendre forme avec le temps. Le service se concentre sur le sauvetage et le transport ambulancier animal. «Nous nous basons sur les services d’incendie américains, explique le fondateur. Leur façon de faire nous plaît, puisqu’ils se spécialisent autant dans le sauvetage que dans les services paramédicaux.»

Avec rigueur et discipline, Éric Dussault acquiert donc le plus d’expertise possible: formation spécialisée en sauvetage aux États-Unis, secours en milieu nautique, tout y passe. Il rencontre des techniciens en santé animale, des patrouilleurs de services animaliers, il échange, il questionne, et finalement, il établit des protocoles. «Notre personnel doit savoir administrer les premiers soins à un animal en détresse depuis plusieurs jours, mais aussi être capable de descendre un mur au bout d’une corde avec une cage contenant ledit animal!» résume le fondateur.

Deux côtés de la médaille

Si Éric Dussault a su innover avec succès, il a aussi dû faire face à des embûches importantes. On a tenté de démolir son rêve, on a remis en doute ses compétences et, bien sûr, il n’a pas fait fortune. «Les revenus se faisaient aussi rares que mes moments passés en famille. Certains jours, je me décourageais», avoue-t-il. «Mais malgré les tensions, j’ai la chance de recevoir beaucoup de soutien de ma conjointe. Mon équipe me fait confiance et embrasse ma fougue, et les autres services d’urgence m’offrent aussi leur appui; je crois en ma vocation, car la population et les animaux ont besoin de notre service.»

Qui d'autres?

Les pompiers ou les employés d’Hydro-Québec n’ont pas le temps pour ce type d’intervention, et ils ne détiennent pas la formation adéquate pour approcher un chat réactif en panique, perché au sommet d’un poteau électrique.

Le sauveteur décrit avec beaucoup d’intensité des situations remplies autant d’adrénaline que de satisfaction. Selon lui, le sentiment d’être secouru est aussi magnifique que celui de secourir. Et si l’animal n’exprime pas chaque fois sa gratitude, son maître lui le fait à profusion.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos