Maxime Bilodeau
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Investir à l'international pour les nuls

Investir à l'international pour les nuls

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Maxime Bilodeau

Si on souhaite diversifier son portefeuille au-delà des frontières canadiennes et nord-américaines, vers quels pays devrait-on se tourner aujourd'hui, et quels types de placement choisir? Des experts se prononcent.

La gestion d'actifs financiers à l'international est un métier en soi. Sans les connaissances nécessaires, tenter de miser sur le bon titre dans le bon pays et le bon secteur est un exercice périlleux et coûteux, souligne Pierre Trottier, gestionnaire de portefeuille chez Industrielle Alliance Groupe financier. « On ne sait jamais vraiment quand placer ses billes et quand les retirer. Ce qui peut paraître porteur d'avenir maintenant ne le sera pas nécessairement demain», illustre-t-il.

Même son de cloche du côté de Martin Pépin, conseiller en placement chez Gestion de patrimoine TD. Ce dernier insiste sur l'extrême volatilité des actions individuelles à l'international, «surtout dans les économies émergentes dont nous sommes éloignés dans tous les sens du terme».

Diversification

C'est pourquoi les deux gestionnaires conseillent aux investisseurs en herbe de considérer l'option des fonds communs de placement comprenant des actions internationales négociées en Bourse. En plus d'offrir des rendements intéressants à moyen et long terme, d'être gérés par des experts et de réduire la notion de risque, ces derniers sont diversifiés, c'est-à-dire qu'ils comprennent plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de titres de provenance diverse. Par exemple, l'indice EAEO donne une idée de la performance des marchés boursiers de pays développés d'Europe, d'Océanie et de l'Extrême-Orient.

Pour les investisseurs plus frileux, il est possible de se tourner vers des fonds diversifiés comprenant des obligations. Même s'ils ne sont pas une garantie de sécurité - des obligations émises par un pays politiquement ou économiquement instable par exemple -, ces dernières apportent néanmoins une notion de stabilité au portefeuille. «Ces temps-ci, si on regarde ce que les marchés obligataires offrent comme rendement à l'échelle mondiale, c'est alléchant», estime Pierre Trottier.

Existe-t-il, malgré tout, des économies émergentes vers lesquelles se tourner? Après tout, la croissance du PIB de l'Inde avoisine 7 % par année. À ce sujet, le gestionnaire de fonds d'actions américaines et mondiales recommande d'être «à l'aise avec les normes comptables en vigueur dans ces pays afin de bénéficier pleinement de leur croissance».

Autres considérations

Investir à l'international, c'est aussi composer avec la volatilité des devises monétaires. Comme les commodités, celles-ci sont tantôt surévaluées, tantôt sous-évaluées, ce qui peut les mener à jouer pour ou contre les investisseurs. Ce phénomène d'effet de levier doit être pris en compte dans les stratégies d'investissement. «Saisir les occasions de fluctuation de devises lorsqu'elles se présentent est tout aussi important que de choisir les bonnes sociétés et les bons secteurs», analyse Pierre Trottier.

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