Martine Turenne
Agence QMI

Une année «fantastique» pour l'immobilier

Une année «fantastique» pour l'immobilier

Un couple magasine une nouvelle maison avec son courtier immobilier.Photo Fotolia

Martine Turenne

Le marché immobilier se porte bien au Québec, avec une augmentation du prix des maisons de 6,5 % pour la région du Grand Montréal et de 5,8 % pour Québec.

Le prix moyen d'une maison est de 371 085 $ pour la région métropolitaine et de 307 008 $ pour celle de la Capitale-Nationale.

C'est ce qui ressort de l'Étude sur le prix des maisons et de celle sur les prévisions du marché de Royal LePage.

«2016 a été une année fantastique, a dit Dominic St-Pierre, directeur principal, région du Québec, chez Royal LePage. Depuis 2012, ce sont les plus fortes augmentations. Le marché québécois est sain.»

Le Québec a toujours été un marché plus stable que ce qu'on voit ailleurs au pays. «Il y a moins de spéculation. Les hausses et les baisses restent marginales», a-t-il précisé.

Montréal va très bien et Québec a aussi repris de la vigueur, même si le marché demeure un peu moins fort que dans la métropole, et qu'il reste difficile au niveau de la copropriété.

«Il y a surabondance de l'offre de ce côté», a ajouté M. St-Pierre.

Hausse modérée en 2017

Royal LePage prévoit des hausses de prix «modérées» pour l'immobilier à Montréal en 2017, soit une augmentation de 5 %.

L'économie québécoise a montré une croissance solide en 2016 et cela se poursuivra en 2017, note l'étude, notamment parce que le Québec a eu plus de succès que les autres provinces dans l'élimination de ses déficits.

Cela pourrait engendrer une stimulation des dépenses dans les prochaines années. Le Conference Board du Canada prévoit qu'en 2017, les économies de Montréal et de Québec se développeront plus rapidement, se plaçant au-dessus de la moyenne nationale pour la première fois depuis 2009.

Les nouvelles mesures fédérales, qui élargissent les «tests de résistance» du futur acheteur et restreignent l'accès à la propriété, vont-elles refroidir le marché? «Ces nouvelles mesures sont en fonction depuis novembre, et on a quand même eu un excellent mois de décembre», a mentionné Dominic St-Pierre, qui n'a pas reçu non plus de commentaires des courtiers voulant que moins de futurs acheteurs se qualifient.

Les mesures du fédéral visaient principalement à freiner la bulle immobilière qui affligeait Vancouver, en Colombie-Britannique, et, dans une moindre mesure, Toronto, en Ontario.

«Cette bulle immobilière était insoutenable, a indiqué M. St-Pierre. Il fallait une correction.»

Reste que l'inconnu demeure. «C'est pour ça que nos prévisions pour l'année prochaine sont modérées. On a voulu être prudent.»

Il y a aussi l'incertitude concernant les États-Unis et la montée des taux hypothécaires.

Une croissance à deux chiffres

Le marché de l'immobilier résidentiel au Canada a en effet été marqué en 2016 par ses énormes disparités, certains marchés, comme Vancouver (+25,6 %) et Toronto (+16,1 %), connaissant des croissances à deux chiffres, et d'autres, à zéro.

La moyenne d'augmentation est de 13 % en 2016, pour atteindre 558 153 $, soit la plus importante hausse de prix enregistrée à l'échelle nationale depuis plus d'une décennie.

Les chiffres du Grand Vancouver donnent le tournis: le prix moyen des propriétés se chiffre à 1,2 million $ dans cette région, et à 1,5 million$ pour la ville même.

«Les disparités des prix des maisons entre les régions canadiennes n'ont jamais été aussi importantes que ce que nous avons connu en 2016, avec des taux extrêmes de croissance», a dit Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage.

Le courtier immobilier s'attend à ce que ces écarts de prix s'amoindrissent en 2017. Certains marchés en ébullition s'essoufflent, et les niveaux d'activité dans d'autres marchés moins actifs reprennent. La croissance pancanadienne pourrait n'être que de 2,8 % en 2017.



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