Maxime Bilodeau
37e avenue

REER : les risques de cotiser à la dernière minute

REER : les risques de cotiser à la dernière minute

Photo Fotolia

Maxime Bilodeau

Même si l'on parle beaucoup de régime enregistré d'épargne-retraite (REER) au temps des impôts, il y a plusieurs avantages à ne pas attendre la date limite du 29 février 2016 pour cotiser. En voici quelques-uns:

Pour saisir les opportunités

Hausse salariale, arrivée d'un enfant, nouvelle union: autant d'événements qui ouvrent la porte à une démarche d'optimisation des cotisations à un REER. Or, encore faut-il avoir le temps de saisir le plein potentiel de ces opportunités afin d'établir une stratégie d'investissement appropriée.

«Cotiser à des REER, ça ne se résume pas qu'à avoir la capacité d'épargner, explique Stéphane Thibault, directeur de division au Groupe Investors. C'est aussi se poser la question de la rentabilité immédiate et future, ce qui est difficile à faire si on est à la dernière minute.»

Un retardataire pourrait également voir lui glisser d'entre les doigts l'occasion d'emprunter pour contracter un prêt-REER. «Plus la date limite de cotisation approche, plus ce type d'emprunt est difficile à faire», assure-t-il.

Pour payer le juste prix

En 2015, 16 % des Canadiens ayant l'intention de cotiser à leur REER ont attendu les deux dernières semaines précédant la date limite du 2 mars pour le faire, révèle un sondage de la Banque CIBC. Ce faisant, ces épargnants ont été de facto contraints de se procurer des actions REER au prix en vigueur à ce moment sur les marchés.

«Je préfère l'investisseur qui étale ses cotisations sur douze mois plutôt que celui qui mise tout sur le prix de février, avoue Stéphane Thibault. Non pas que les occasions sont nécessairement moins bonnes, mais bien parce que les chances de payer le juste prix sur une plus longue durée sont meilleures.»

Pour choisir les bons produits

Le marché regorge de produits financiers aux avantages, rendements et degrés de risque divers. Leur utilisation, combinée avec celle d'un REER, représente souvent le meilleur moyen d'en avoir plus pour son argent. Une analyse poussée de son portefeuille est toutefois nécessaire afin de cerner la meilleure des formules. «Ça, et parce que cette réflexion est nettement plus sécurisante lorsque vient le temps de procéder à de gros investissements », ajoute Stéphane Thibault.

Aussi, il importe de se poser les bonnes questions quant aux objectifs d'épargne poursuivis. «Pour des parents, un régime d'épargne-études est parfois plus important que de cotiser à un REER, illustre-t-il. Il ne faut pas se laisser distraire par les promesses de déductions d'impôts du REER qui, bien qu'intéressantes, ne sont pas toujours prioritaires.»

Pour profiter de conseils avisés

Chaque année, Stéphane Thibault a la même réaction lorsqu'il voit poindre le mois de février à l'horizon. «Je sais que mon équipe de conseillers financiers et moi allons être très occupés!, s'exclame-t-il. Pourtant, les REER ne sont pas comme des pommes, il n'y a pas de saison qui leur est propre.»

Selon lui, s'occuper de ses REER à longueur d'année permet de profiter de meilleurs services financiers. «Au mois de mars, nous avons le temps de nous asseoir et de bien penser à notre coup. Il n'y a pas de faux sentiment d'urgence», conclut-il.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook

Vidéos

Photos