Véronique Champagne
37e avenue

Acheter une maison en janvier, une bonne idée?

Acheter une maison en janvier, une bonne idée?

Les vendeurs qui sont sur le marché sont en général très motivés.Photo Agence QMI

Véronique Champagne

En janvier, les acheteurs sont peu nombreux, cette rareté est un atout pour quiconque souhaite acheter une maison à bon prix.

Quant à l'offre, elle est tout de même abondante, selon Julie Rodrigue, courtier immobilier à Via Capitale. «Il y a peu de nouveautés, mais selon les statistiques, l'inventaire est toujours haut et varié en janvier», précise Mme Rodrigue.

Les vendeurs qui sont sur le marché sont en général très motivés. «Il y a peu de concurrence entre les acheteurs et les vendeurs sont souvent sur le marché depuis plusieurs mois. Quand ils reçoivent une offre, en général, ils pensent que ce sera peut-être la seule», commente la courtière. La balance penche du côté des acheteurs.

Qui plus est, au-delà du marché, janvier n'est simplement pas le mois idéal pour la vente, car les demeures ne sont pas à leur avantage sur fond blanc et gelé. La cour (et sa piscine) est ensevelie sous une couche de neige, la lumière est plus rare, l'ambiance d'un quartier, endormie. Ceux qui mettent leur propriété en vente en janvier - ou ceux dont les propriétés demeurent sur le marché en janvier - le font souvent parce qu'ils sont très motivés à vendre, ce qui est un avantage pour l'acheteur lors de la négociation.

Il y a toutefois quelques précautions à prendre lorsqu'on achète en janvier.

1. Négocier une clause de seconde visite à l'inspection

Sous deux pieds de neige, naturellement, l'inspection de la structure de la bâtisse représente un défi supplémentaire. Les fondations ne sont pas toujours visibles, l'état de la toiture non plus.

«Les inspecteurs se protègent en précisant qu'ils ne peuvent pas statuer sur ces éléments, mais comme acheteur, il faut aussi se protéger. On est en droit de demander une seconde visite au printemps comme condition à la vente, où alors un inspecteur pourra évaluer l'état du toit, par exemple», conseille Julie Rodrigue.

Comme le marché est moins concurrentiel pour les acheteurs, cette clause ne serait pas, selon la courtière, un frein majeur à une transaction.

Notons qu'une inspection en hiver a tout de même des avantages, comme de facilement identifier les problèmes d'isolation (fonte locale de la neige) ou de repérer les endroits problématiques en ce qui concerne les infiltrations d'eau (accumulation de glace).

2. Visiter de jour, un jour ensoleillé


La lumière est rare en hiver. Or, la luminosité d'une maison est une de ses qualités les plus convoitées. «Je recommande à mes clients de visiter de jour, ou à tout le moins de prévoir une deuxième visite le jour s'ils sont intéressés par la propriété», dit la courtière. Autrement, il est impossible de vérifier si la fameuse «cuisine baignée de lumière» annoncée sur la fiche de vente est bien réelle.

3. Demander des photos estivales


Le terrassement et l'aménagement extérieur ont de la valeur. Pour juger de leur qualité en hiver, cela prend des photos variées et récentes qui permettent de visualiser de quelle façon on pourra profiter de la propriété l'été prochain.

«Les clients qui ont investi dans leur aménagement paysager ont toujours des photos sous la main. S'ils n'ont pas de photos, on doit s'attendre à rien du tout», pense Julie Rodrigue.

4. Évaluer le quartier immédiat en posant des questions aux voisins


À -20 °C, il est difficile de vérifier l'état du parc pour enfants au coin de la rue ou de juger s'il est bien fréquenté par des familles plutôt que par les ados du coin. L'idéal serait de magasiner une maison dans un quartier que l'on connaît déjà.

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