Audrey Neveu
37e avenue

Une moto comme second véhicule: un pensez-y

Une moto comme second véhicule: un pensez-y

La moto peut représenter un bon 2e véhicule.Photo Fotolia

Audrey Neveu

Profiter des belles journées d'été en doublant le trafic sur sa moto, voilà le rêve de bien des automobilistes. Même si elle est tentante pour ses avantages financiers, la moto est toutefois limitée par des contraintes saisonnières qui en font un choix incertain comme deuxième véhicule.

Les saisons

Selon le journaliste du Guide de l'auto Marc-André Gauthier, avoir une moto comme deuxième véhicule devient une bonne option si celle-ci est destinée à un usage récréatif et non une nécessité pour se déplacer. «À mon avis, le Québec est l'endroit le moins avantageux en Amérique du Nord pour faire de la moto, à cause de l'hiver», affirme-t-il d'emblée.

Les motocyclettes sont interdites de circulation entre le 15 décembre et le 15 mars, en raison de l'imposition des pneus d'hiver, mais passé la mi-mars, les routes sont encore encombrées de gravier et de sel, dangereux pour la conduite d'une moto. Les conducteurs de deux roues ne peuvent donc prendre le guidon qu'entre 6 et 8 mois par année seulement. Puisqu'il faudra remiser la moto durant l'hiver, son propriétaire devra trouver un autre moyen de transport et peut-être débourser davantage au total pour se déplacer.

Consommation d'essence

Si le conducteur est prêt à plonger toutefois, les avantages financiers de la moto sont nombreux. Non seulement est-elle moins chère à l'achat qu'une voiture neuve, mais sa consommation d'essence est moindre. Une voiture consomme en moyenne huit à dix litres d'essence aux 100 kilomètres au Québec, tandis qu'une moto avoisine les cinq litres, selon Marc-André Gauthier.

Le motocycliste économise également sur le stationnement, car il peut se garer dans la rue là où les voitures sont trop volumineuses pour se stationner et là où cela n'est pas explicitement interdit.

Immatriculation, taxes et assurances

Les frais liés à une moto dépendent de sa cylindrée. Le coût d'immatriculation d'une motocyclette régulière, soit d'une cylindrée de 400 cm3 et plus, est de 567,23 $ pour l'année 2015-2016, selon la Société de l'assurance automobile du Québec. Pour un modèle sport de même grosseur, le coût grimpe à 1 306,09 $. Les modèles sport sont plus coûteux, car considérés comme plus dangereux puisque le motocycliste est plus incliné sur son siège.

Quant aux assurances, le montant varie selon le profil du conducteur, de son historique de conduite ainsi que du modèle de moto choisi. Il devrait en général s'attendre à débourser plusieurs centaines de dollars.

Pour conduire une motocyclette, il faut aussi suivre des cours théoriques et pratiques, qui coûtent près de 1 000 $ et prennent un peu plus d'un an à compléter. Pour détenir un permis de conduire de classe 5 (véhicules de promenade) et 6 (motocyclettes), le conducteur doit payer une prime, pour un total de 149,31 $ en 2015-2016.

Marc-André Gauthier met toutefois en garde ceux qui rêvent d'économiser du temps sur leurs déplacements avec un véhicule à deux roues. «Ailleurs comme en Californie, les motocyclistes n'ont pas le choix au feu rouge de dépasser entre les voitures pour partir en premier, pour assurer leur sécurité et leur visibilité. Par contre, le lane-splitting est interdit au Québec.» Les conducteurs de moto devront donc s'armer de la même patience que les automobilistes pour se rendre au travail, mais une fois sur place, rien de plus facile que de se garer!

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