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Hausses injustifiées du prix de l'essence à Montréal

MONTRÉAL - Si les automobilistes de l'ensemble du Québec ont payé leur essence moins chère dans la dernière année, ceux de Montréal font les frais d'une stratégie «choquante» à la pompe, selon le bilan sur le prix de l'essence 2015 de CAA-Québec.

Cette étude révèle que de nombreuses hausses injustifiées du prix de l'essence ont eu lieu le vendredi sur l'île de Montréal.

Sur 17 augmentations observées le vendredi à Montréal en 2015, 11 sont qualifiées d'injustifiées par CAA-Québec qui souligne n'avoir jamais constaté une pareille situation depuis la création de son bilan annuel sur le prix de l'essence en 2006.

La marge au détail moyenne de la métropole a d'ailleurs augmenté de 7 % en 2015 comparativement à 2014, alors que Québec et Sherbrooke ont enregistré des baisses respectives de 20 % et de 18 %, note CAA-Québec. En fait, 10 des 17 régions du Québec ont vu cette marge au détail diminuer ou demeurer stable au cours de l'année.

Beaucoup moins cher à Québec

C'est la situation inverse à Québec où la marge au détail a diminué de 20 %. CAA-Québec explique cette situation avantageuse pour les automobilistes par une concurrence accrue dans la capitale.

À Sherbrooke, la situation diffère puisque la région est aux prises avec des périodes de stabilité des prix à la pompe qui désavantagent généralement les automobilistes, et ce, même si la marge au détail a fondu de 18 %.

Des économies à la pompe

La chute des prix du pétrole a néanmoins favorisé les consommateurs québécois dans la dernière année. CAA-Québec calcule que le propriétaire d'une Honda Civic 2014 ayant parcouru 20 000 km a épargné plus de 300 $ en 2015 par rapport à 2014.

Malgré tout, les Québécois n'ont pas eu droit aux mêmes prix avantageux que les Américains, qui payent à certains endroits aussi peu que 62 cents canadiens le litre d'essence. L'augmentation de la marge de raffinage, l'entrée en vigueur de la seconde phase du marché du carbone, le net recul du dollar canadien par rapport à la devise américaine et le taux de taxation d'un litre d'essence (41 % à Montréal) sont en cause, a expliqué CAA-Québec.

L'organisme a conclu son évaluation en dénonçant l'industrie pour ses hausses injustifiées et ses périodes de trop grande stabilité à la pompe qui désavantagent grandement les consommateurs.

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