Fabien Major

Fabien Major

Fabien Major est un professionnel de la finance inscrit à l'AMF. Il est détenteur d'une Maitrise en administration des affaires. Il blogue et rédige des chroniques sur la finance personnelle depuis 2006.
Canoë

Combien pouvez-vous perdre?

Combien pouvez-vous perdre?

Photo Fotolia

Voici la question qui en dit le plus sur votre niveau de tolérance à la volatilité: quel est le niveau de baisse de la valeur de vos investissements qu'il vous est possible d'endurer?

0 %, 5 %, 10 %, 15 % ou plus de 20 %?

Parfois, je dois répéter la question en prenant des dollars pour mieux me faire comprendre.

Supposons que vous avez 100 000 $ en REER qui végètent et vous êtes maintenant décidé à les investir dans un portefeuille diversifié de qualité. Quel est le niveau de recul temporaire qu'il vous est possible de tolérer AVANT que cela nuise à votre sommeil?

0 $, 5000 $, 10 000 $, 15 000 $ ou plus de 20 000 $?

Voyez comme c'est plus clair!

Alors, où vous situez-vous? En général, les investisseurs sont très tolérants avec la volatilité positive. Cela signifie que pour les gains, amenez-en on est capables d'en prendre, mais pour les baisses, c'est autre chose.

Pourtant, les baisses sont nécessaires. Elles font partie intégrante de l'investissement. Je compare souvent le phénomène avec une balançoire d'enfant. Impossible que votre gamin puisse avoir du plaisir sans que son siège se balance d'avant en arrière. Et remarquez que la loi de la gravité fera en sorte qu'après une poussée en avant, la balançoire reculera de moins en moins loin par-derrière. La poussée peut faire monter l'enfant de 2 ou 3 mètres et le recul sera de 1,5 à 2,5 mètres et demi.

Vous comprenez le principe?

Avec les actions, cela fonctionne de manière identique à long terme. Les reculs sont temporaires et de moindres amplitudes que les hausses. Les profits des entreprises, les bonnes nouvelles, les rumeurs, les allègements fiscaux, les bons contrats... deviennent des poussées et propulsent les actions en avant.

Des données rassurantes

Pour vous aider à chasser l'anxiété lorsqu'il y aura des baisses de valeurs temporaires cette année, retenez ce qui suit. De 1980 à aujourd'hui, il y en a eu des bulles spéculatives, des crises, des scandales, des corrections et des crashs. On a même eu droit en 2008 à la plus importante crise financière jamais vécue depuis 1929. Et malgré cela, les investisseurs qui ont conservé leurs placements ont fait des gains formidables parce qu'il n'y a eu que huit années de calendrier (de janvier à décembre) de replis.

Et si en milieu d'année il y a des reculs, il ne faut absolument pas conclure que les mois qui suivront seront désastreux. En 1980, les marchés ont reculé de -17 %, mais l'année a terminé avec un gain de +26 %.

En 1994, le S&P 500 se contractait de 3 % avant de terminer sa course avec un gain de 34 % au 31 décembre. Même 2009 a causé la surprise. Au premier trimestre, l'indice des 500 valeurs principales de la bourse de New York dégringolait de 28 %, mais il a rebondi pour gagner au final 23 %.

La volatilité sera votre allié le plus précieux si vous investissez des montants fixes à la quinzaine ou mensuellement. Vous tirerez pleinement avantage des variations de prix et en achetant ainsi plus d'unités de vos fonds de placements ou de vos actions lors des baisses.

De quoi dormir en paix.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos