Fabien Major

Fabien Major

Fabien Major est un professionnel de la finance inscrit à l'AMF. Il est détenteur d'une Maitrise en administration des affaires. Il blogue et rédige des chroniques sur la finance personnelle depuis 2006.
Canoë

Le REER fête ses 60 ans

Le REER fête ses 60 ans

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C'est en mars 1957 que le Régime enregistré d'épargne retraite (REER) a vu le jour au pays. On peut dire un gros merci à l'Association des médecins canadiens qui a initié l'idée et a réussi à convaincre le ministre des Finances du Canada de l'époque, Walter Harris, du bien-fondé de cette innovation financière.

D'ailleurs, les Américains et les Anglais ont fini par imiter le principe respectivement en 1974 et en 1985.

À la fin des années 1950, le contexte économique était fort différent d'aujourd'hui. Cette période de l'après-guerre marquait le baby-boom en Amérique. Les familles nombreuses et l'industrialisation engendraient alors des poussées d'inflation légèrement plus élevées.

En 1957, l'indice des prix à la consommation était en hausse de 2,7 %. La technologie faisait son apparition dans les foyers. Un frigo coûtait à l'époque 240 $. En dollars d'aujourd'hui, ça représente 2068 $.

Avant le REER, seuls les rares titulaires de fonds de pension pouvaient bénéficier de la croissance à l'abri de l'impôt de leurs économies. Le citoyen ordinaire n'avait donc pas d'option pour reporter l'imposition de ses épargnes jusqu'au moment de la retraite.

Produits financiers encore valables

À l'origine, le plafond de cotisation du REER était fixé à 2500 $. Je me suis donc amusé à chercher les options de placement qui étaient disponibles à l'époque. Parmi la poignée de fonds communs en circulation, on trouvait le fonds Templeton de croissance. Un fonds mondial toujours en activité, qui investit dans les actions des grandes sociétés internationales. De sa création en 1954 jusqu'à aujourd'hui, son rendement annualisé moyen net de frais a été de 11,74 %.

Ce n'est pas seulement «bon», c'est même excellent. Pour vous donner une idée de ce que cela représente, voyons voir la progression d'une cotisation annuelle de 2500 $ pendant 20 ans. Au bout de 60 ans, la valeur cumulative est de 16 560 506 $. C'est fou, n'est-ce pas? Plus de 16 millions de dollars en valeur pour un investissement total de 50 000 $.

Que peut-on retenir de cet exemple spectaculaire?

  • Les actions offrent un potentiel supérieur
  • La sélection minutieuse de titres de qualité est complexe
  • Les gestionnaires d'exception produisent des rendements exceptionnels
  • Cotisez régulièrement, même quand la valeur diminue
  • Laissez le temps faire son oeuvre

Ce n'est pas pour rien qu'Einstein disait que «les intérêts composés représentent la 8e merveille du monde».

Voici quelques autres «vieux fonds» dignes de mention: Dynamique Valeur Canadienne (1957), AGF Croissance Américaine (1957), Tradex Actions (1960) et Mackenzie Croissance (1967).

Enfin, notez que le fonds d'investissement canadien le plus âgé toujours en activité est CI Placements Canadiens, lancé en novembre 1932. Sa croissance annuelle moyenne net est de 8,4 %.

Avertissement: une répartition à 100 % en actions ne convient pas à tous. Vous devez investir selon votre profil de tolérance à la volatilité. L'exemple ci-haut est basé sur des rendements réels, mais selon l'hypothèse qu'un investisseur a su conserver, pendant 60 ans, le capital investi et les gains cumulatifs sans effectuer le moindre retrait.



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