Fabien Major

Fabien Major

Fabien Major est un professionnel de la finance inscrit à l'AMF. Il est détenteur d'une Maitrise en administration des affaires. Il blogue et rédige des chroniques sur la finance personnelle depuis 2006.
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Qu'on se fout du consensus

Qu'on se fout du consensus

Le président désigné des États-Unis, Donald Trump.Photo Archives / AFP

S'il faut bien retenir une leçon de l'élection de Donald Trump aux États-Unis, c'est celle-ci: le consensus n'est pas un gage de certitude. Encore moins pour vos finances personnelles.

Au lendemain du 8 novembre dernier, des milliers d'investisseurs avaient l'intention de retirer leurs placements. Mais surprise... la bourse n'a pas baissé. Elle a même monté et beaucoup à part de ça.

Pourquoi donc? Parce que la principale peur de monsieur «Le Marché», c'est l'incertitude. Avec un congrès, un sénat et un président républicain pour les prochaines années, le marché sait maintenant à quelle enseigne il logera. Wall Street a donc célébré la fin de la grande incertitude.

Immédiatement, les pièces du puzzle ont trouvé leurs cases. Les pharmaceutiques ont grimpé, les sociétés pétrolières et de pipelines ont monté, les entreprises de matériaux et les grandes banques ont été en forte demande, etc.

Ainsi le Dow Jones, le S&P500 et le Nasdaq ont terminé leur séance avec des gains respectifs de plus de 1 %. En une journée, c'est vraiment significatif.

Même les plus grands analystes et experts de Wall Street ont été déjoués. J'avoue aussi candidement que je n'en avais pas dormi de la nuit. J'appréhendais un krach, une débandade d'au moins 1000 points pour la journée du 9 novembre. Je m'imaginais le pire et, surtout, les dizaines d'appels de clients inquiets.

Biais de consensus

Mais rien de cela ne s'est produit. J'avais moi aussi été victime du «biais de consensus». Vous savez, lorsqu'on appuie une affirmation en débutant ses phrases par «les plus grands analystes...  les grands journaux... l'animateur du matin a dit que... tous mes confrères me disent que... ou encore la meilleure... «tout le monde dit que».

Ce sont là les manifestations d'un consensus. Et c'est justement de cela qu'il faut se méfier. Non, ce n'est pas parce qu'une majorité de gens tendent vers la même opinion que c'est ce qui se produira. Encore moins lorsque c'est appuyé par de grandes maisons de sondage. Ces dernières viennent d'ailleurs de perdre le peu de crédibilité qui leur restait.

Votre plan de retraite, de chalet ou de création de PME n'en a rien à foutre du consensus. Il faut valider ses idées, rechercher les données, faire des analyses et se faire un point de vue qui dépasse la partisanerie ou les approximations.

Qu'on aime Trump ou pas, monsieur «Le Marché» n'en a rien à foutre.

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