Fabien Major

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Fabien Major est un professionnel de la finance inscrit à l'AMF. Il est détenteur d'une Maitrise en administration des affaires. Il blogue et rédige des chroniques sur la finance personnelle depuis 2006.
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L'année 2016 en bourse: des raisons d'être optimistes

L'année 2016 en bourse: des raisons d'être optimistes

La catastrophe n'est pas à nos portes.Photo Fotolia

Janvier 2016 va passer à l'histoire boursière comme étant probablement le pire début d'année depuis l'inauguration de la bourse de New York en 1817. Pourtant nous avons plusieurs raisons pour ne pas sombrer dans la déprime et de plutôt tenter de changer ses plans.

Vrai que les replis nous donnent de l'arythmie, mais non, la catastrophe n'est pas à nos portes. Voici 10 bonnes raisons de demeurer optimiste.

  1. Le taux de chômage au pays n'est pas inquiétant. Oui en Alberta, ça grimpe, mais dans l'ensemble à près de 7 % au Canada, on ne doit pas s'inquiéter. Pour ce qui est des Américains, alors là c'est autre chose. Le taux est de 5 %, du jamais vu depuis des lunes. Comme on frise le plein emploi, on a toutes les raisons de sourire.
  2. Le prix du baril de pétrole embête les économistes et surtout ceux qui travaillent dans l'industrie pétrolière, mais il réjouit les automobilistes. Avec un litre d'essence à moins de 1 $ et près de 2 $ US le gallon, cette situation laisse des centaines de dollars supplémentaires annuellement aux familles.
  3. Cela va certainement se répercuter dans la consommation des ménages et dans la rentabilité des entreprises. Pourquoi cela sera significatif? Parce que le transport des marchandises est un des coûts fixes les plus importants dans le prix des biens de consommation et industriels.
  4. Le marché de l'habitation se porte somme toute très bien au Canada. On n'observe pas d'éclatement de la bulle immobilière, mais tout au plus une décélération de la croissance et un délai supplémentaire dans les transactions. Aux États-Unis, tous les marchés se raffermissent sans pour autant tomber dans l'exubérance des années 2004 à 2008. L'indice S&P/Cas-Shiller reflétant la croissance des valeurs immobilières affiche une croissance annuelle de 5,2 %. Les nouvelles constructions et les permis de bâtir révèlent également un marché immobilier américain en santé.
  5. Les ratios Cours/Bénéfices sont depuis 200 ans, un indicateur assez précis de la cherté du marché des actions. Au Canada, en excluant les titres liés à l'énergie et les ressources on commence à trouver des actions dont le ratio est très attrayant. Telus est à 15,4, BMO est à 10,8, Sunlife est à 10,9 et Magna est à 7,8.
  6. La bourse chinoise inquiète depuis août 2015, mais rappelons-nous qu'elle avait grimpé fortement depuis 2 ans, gagnant même 100% en poussée de croissance. C'est donc normal et souhaitable qu'elle se corrige afin de refléter l'économie réelle. Aussi, nous devons mettre les choses en perspective. La capitalisation totale des sociétés chinoises inscrites en bourse est inférieure à la taille du marché boursier canadien. Le Canada ne représente que 3% du marché mondial.
  7. La force du dollar américain peut entraîner des effets positifs des deux côtés de la frontière. Premièrement, au fur et à mesure que le dollar US gagne du terrain, les multinationales américaines obtiennent une bonification supplémentaire à leurs bénéfices. Cette prime est perceptible de trimestre en trimestre.Chez nous, la faiblesse du huard devient un aimant pour le tourisme et aussi pour les importateurs de biens de consommation courante et discrétionnaire (meubles, accessoires, décoration, outils, objets de luxe... etc.) et même industriels comme le mobilier commercial, la machinerie de pointe, l'usinage,... et même les services de consultation en technologie de l'information. À long terme, les baisses de valeur des actions s'estompent et les gains prennent le dessus. Inévitablement les chasseurs d'aubaines vont se pointer et vont faire changer de direction aux indices de marché. Si vous souhaitez que vos placements repartent dans le positif plus rapidement, repérez les portefeuilles dont les ratios de captures à hausse sont supérieurs au S&P500.
  8. Les fondements d'une crise financière ne sont pas présents. Il y a bien ici et là quelques poches d'exubérance, mais rien de généralisé comme en l'an 2000 avec les sociétés de technologie et les « point-coms » ou encore comme en 2007-2008 avec le marché immobilier américain.
  9. Les tensions internationales sont moins vives que dans le passé. La Russie semble avoir calmé ses ambitions expansionnistes. L'Iran abandonne son programme nucléaire et augmente sa production pétrolière. Les échanges commerciaux avec l'Europe et l'Amérique sont sur le point de reprendre. Même chose pour Cuba. Le tourisme américain reprendra progressivement annonçant des jours meilleurs pour les camarades de Fidel.
  10. Les marchés baissiers sont du déjà vu. Si vous êtes capable de conserver votre répartition d'actifs de portefeuille pendant au moins 2 cycles économiques complets, vous aurez probablement doublé votre capital. C'est comme ça.

Au fil du temps, les marchés haussiers alternent avec les marchés baissiers, mais seront toujours plus soutenus et durables. Par exemple, le pire marché baissier canadien a duré 2 ans et a effacé 43 % de la valeur de l'indice S&P TSX de 2000 à 2002. Le marché haussier le plus remarquable a évolué durant 81 mois de 1974 à 1980 et a engrangé 288 % de gains.

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