Alain McKenna
Canoë

Fintech: les technos que redoutent les banques canadiennes

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Alain McKenna


Ceux qui ont vécu avant l'avènement d'Interac se souviendront que le Canada a déjà joui d'une réputation d'innovateur mondial du côté de la finance. Cartes et guichets bancaires, transactions électroniques, courtage en ligne... Plusieurs des outils financiers modernes ont été adoptés chez nous plus vite qu'ailleurs. Mais ça a changé. La preuve: la finance canadienne est en mode rattrapage, comme l'a confirmé Monique Leroux, de Desjardins, cette semaine.

La preuve en quatre temps (on parlera de crypto-monnaie plus tard...).

Robo-courtage: le courtage algorithmique adulé des jeunes investisseurs

Oubliez REÉR, CELI et autres formules d'épargne pour les vieux jours. Les plus jeunes investissent maintenant, et investissent en dehors du cadre traditionnel des institutions financières. Surtout, ils préfèrent les systèmes automatisés aux conseillers financiers confortablement assis derrière des postes informatiques animés par Windows XP...


Au Canada, l'application WealthSimple fait office de meneuse dans ce créneau. Fondée en 2014, la jeune pousse gère aujourd'hui plus de 400 millions de dollars d'actifs, gracieuseté de 10 000 clients recourant à son application mobile, ou son site web, pour suivre l'avancement de leurs placements. C'est gros et c'est minuscule à la fois. Ses homologues américains gèrent pour 21 milliards US (30 G$ CA) d'actifs, à l'heure actuelle.

Côté client, la formule est assez simple: on détermine le niveau de tolérance au risque de l'utilisateur, et on répartit ses actifs en conséquence. Un frais mensuel est imposé, selon le montant placé, et le rendement, dit-on, est «supérieur, à long terme, à celui d'un courtier en chair et en os plus subjectif.»

Les algorithmes analysent le marché par secteurs, et bouge les fonds investis selon les tendances du moment. Pas de coup de circuit ici, mais une moyenne au bâton un brin supérieure aux indices, croit-on. Reste à voir... Avec les bourses en chute depuis le début de l'année, les rendements positifs sont hyper rares.

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Opérations de change sans frais cachés

Les frais réels et cachés par les banques sur certaines opérations financières sont mises à mal par plusieurs startups qui misent sur une plus grande transparence dans leurs transactions. Dit comme ça, ce n'est pas un enjeu technologique, vous en conviendrez...

Tout de même: ces services web et mobiles émergent à peine et déjà leur impact se fait sentir. La société londonienne TransferWise en est un archétype. Appuyée par un solide investissement en capital-risque de la Silicon Valley, ce service donne accès à des opérations de change, facturant un pourcentage fixe et pas trop élevé sur chaque transaction. Kuarix est un autre nom à surveiller en 2016 dans ce créneau.

Pour sa part, TransferWise affirme avoir épargné 50 millions de dollars en frais bancaires cachés à ses clients, à ce jour...

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Fintech: des technos redoutées par les banques canadiennes
Fintech: deux autres technos redoutées de la finance canadienne




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