Guillaume Picard
Canoë

Prével écrit le chapitre final du projet Lowney

Prével s'engage dans le dernier droit de son projet immobilier Lowney

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Guillaume Picard

Prével, qui mène de front quatre projets immobiliers importants au centre-ville de Montréal, vient de commencer à écrire le chapitre final de son aventure de longue date dans Griffintown, quartier déstructuré dont elle a été la première à entreprendre le redéveloppement en 2004.

L'entreprise vient de mettre en vente la centaine d'unités restantes de l'îlot Lowney sur ville, la 15e phase de son vaste chantier qui, au final, totalisera plus de 1600 unités de condo livrées à deux pas du canal Lachine.

Le coprésident de Prével, Jacques Vincent, était loin de se douter qu'il s'engageait dans un aussi long marathon quand il a acquis avec son partenaire deux anciennes usines de la chocolaterie Cherry Blossom et deux terrains adjacents dans Griffintown. Deux autres transactions ont permis de mettre la main sur les autres terrains qui ont accueilli les phases subséquentes.

«Les difficultés et les défis des débuts nous ont aidés, finalement, car on a développé une expertise, a dit M. Vincent. C'était risqué d'être les premiers à se lancer ici comme promoteur, mais on s'est mis à l'écoute de nos clients, ce qui est devenu une philosophie pour tous nos projets. Depuis, on a beaucoup consulté les gens pour arriver avec un produit qui répond à leurs besoins.»

Il cite les chalets urbains, les terrasses et les passerelles qui ont mis le complexe Lowney sur la carte.

«Maintenant, tous les projets ont des chalets urbains, des piscines et des gyms», a mentionné M. Vincent, qui a fait depuis longtemps le pari que les acheteurs voulaient des espaces communs de qualité pour socialiser, quitte à avoir des unités moins spacieuses leur permettant toutefois d'accéder plus facilement à la propriété.

Les chalets urbains, qui prolongent le plaisir des terrasses sur quatre saisons, renferment maintenant des tables de billard, des foyers et des fauteuils pour relaxer. Ils ont même deux étages et une mezzanine.

«Dans la phase 4 du Lowney sur ville, on a choisi de sacrifier des penthouses qui auraient eu les plus belles vues sur le centre-ville et aussi l'ensoleillement pour plutôt y installer le chalet urbain. Comme ça, tout le monde en profite», a-t-il poursuivi.

D'autres projets

En plus de la dernière tour de 20 étages du Lowney sur ville, l'entreprise propose deux constructions d'envergure dans un rayon d'un kilomètre, soit le 21e arrondissement dans le Vieux-Montréal et les Bassins du Havre, aussi dans Griffintown.

L'appétit pour la construction ne s'arrête pas là chez Prével, qui développe le projet S sur le Square, près de l'ancien Forum. L'entreprise a déjà livré à deux jets de pierre de là le complexe Le Séville, en plus de s'intéresser au potentiel de conversion de l'ancien Children's Hospital. Elle n'a toutefois pas remporté l'appel d'offres pour l'acquisition de l'imposant bâtiment de briques rouges situé au coin de la rue Sherbrooke et de l'avenue Atwater.

Toujours dans ce secteur, Prével est en processus auprès de l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) en vue de lancer un projet immobilier sur le site de l'ancien couvent des Franciscains, boulevard René-Lévesque Ouest, où elle prévoit aménager deux tours de 60 mètres devant compter jusqu'à 360 condos.

«On cherche encore au centre-ville, dont dans Griffintown, mais il y a moins de terrains et c'est cher, a indiqué M. Vincent. On ne peut pas se permettre de payer des prix de fou. Il faut payer le prix juste pour continuer de livrer des projets qui attirent les premiers acheteurs, par exemple, comme on l'a fait avec le Lowney.»

Dans Griffintown, le prix du pied carré chez Prével a pratiquement doublé entre 2004 et 2016, passant de 200 $ à 385 $.

«Mais les prix, en raison de la forte compétition, ont moins augmenté ces deux ou trois dernières années», a indiqué le promoteur, qui a construit sa première maison à l'âge de 28 ans. Il s'agissait d'un jumelé qui se vendait 32 500 $ à Repentigny, dans Lanaudière. Aujourd'hui, un quart de siècle plus tard, une telle habitation dans la première couronne de l'île de Montréal peut se vendre 10 fois plus cher.

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