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Commerce aux États-Unis: la valeur du huard aide

Commerce aux États-Unis: la valeur du huard aide

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La faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine donne un coup de pouce aux entrepreneurs québécois qui brassent des affaires aux États-Unis. Si l'on veut réussir sur le marché américain, il ne faut pas pour autant ménager ses efforts, prévient le délégué général du Québec à New York.

De passage à la chaîne Argent de TVA lundi, le délégué général Jean-Claude Lauzon a rappelé qu'au cours des 15 dernières années le chiffre d'affaires des entreprises québécoises aux États-Unis a chuté de 10 % à 17 % par année.

«C'est considérable, on parle d'entre 5 et 10 milliards $ par année», a souligné Jean-Claude Lauzon, ajoutant que l'objectif du gouvernement du Québec n'est pas seulement de freiner la tendance, mais de rehausser les exportations de 20 %.

Selon M. Lauzon, la valeur du dollar canadien n'est pas la panacée.

«Il faut convaincre les gens d'affaires de prendre du temps et de mettre l'énergie nécessaire pour être présent dans ce marché», a-t-il insisté.

Le délégué général résume l'enjeu à trois «p»: présence, produit, perception. Il s'agit d'être présent sur le marché américain, «souvent et non une fois par année»; d'offrir un produit (ou service) «de grande qualité, qui fait la différence»; et enfin, d'entretenir «la perception que vous êtes une entreprise solide».

Secteurs d'activité

Les entrepreneurs québécois devraient privilégier trois secteurs d'activité, soit le commerce, l'énergie verte et l'environnement, a indiqué Jean-Claude Lauzon.

Il a donné en exemple la Ville de New York, où l'autorité portuaire et les responsables du transport en commun prévoient investir de 30 à 40 milliards $ US, d'ici 10 ans, pour que leurs activités prennent un virage vert.

«Ça représente des opportunités exceptionnelles pour les entreprises du Québec», a-t-il dit. C'est vrai à New York, c'est vrai à Philadelphie, c'est vrai à Pittsburgh, c'est vrai à Washington.»

Le délégué général a aussi fait référence à l'industrie touristique.

«La réponse est toujours dans le marché, a exposé Jean-Claude Lauzon. Il faut que nos gens, qui ont une offre touristique ici, se demandent ce que les Américains achètent.»

«On a longtemps tenté de vendre le Québec comme étant l'Europe en Amérique du Nord», a-t-il poursuivi. Moi, je dis toujours que ce n'est pas ça qui marche. Il faut vendre le Québec avec nos forces, nos différences, et aussi le fait que nous sommes nord-américains. C'est ça qu'il faut exploiter.»

Entente de coopération

Jean-Claude Lauzon entamait lundi une tournée de la province pour souligner le 75e anniversaire de la délégation générale du Québec à New York, la première délégation québécoise à l'étranger. Cette tournée l'amènera de Montréal au Centre-du-Québec, en passant par Lanaudière, la Capitale-Nationale et la région de Chaudière-Appalaches.

Mardi, à Québec, la Fédération des chambres de commerce du Québec, la North Country Chamber of Commerce et le Business Council of New York State signeront une entente de coopération économique entre le Québec et l'État de New York.

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