Agence QMI
Agence QMI

Emplois supprimés chez Bombardier: réunion au sommet dans le secteur aérospatial

Emplois supprimés chez Bombardier: réunion au sommet dans le secteur aérospatial

Photo AFP

Agence QMI

Au lendemain de l'annonce par Bombardier de la suppression de 5000 emplois, dont la moitié au Québec, le ministre de l'Économie et de l'Innovation a convoqué les dirigeants des entreprises du secteur aérospatial pour tenter de trouver une solution à ces mises à pied.

La rencontre privée avait lieu vendredi au cinquième étage du Centre de commerce mondial de Montréal.

L'objectif du ministre Pierre Fitzgibbon est de préparer un plan de match pour que les 2500 travailleurs québécois qui seront licenciés par Bombardier au cours des 18 prochains mois se trouvent rapidement un nouvel emploi.

«Je comprends très bien la frustration des travailleurs», avait dit le ministre jeudi.

Lundi prochain, le ministre va tenir une autre rencontre, alors qu'il va rassembler autour de la même table syndicat et dirigeants de Bombardier, en compagnie de plusieurs des entreprises de l'industrie aérospatiale. Le premier ministre François Legault pourrait même être présent.

«Le sentiment général, bien évidemment, c'est un sentiment de manque de respect envers eux de la part de l'entreprise de pas être en mesure de leur laisser savoir quand ces gens-là peuvent être mis à pied, et si ces gens-là vont être remis à pied ou quoi que ce soit», a confié Dave Chartrand, coordonnateur québécois au Syndicat des machinistes de Bombardier.

Tout au long de la journée, vendredi, le syndicat a rencontré les travailleurs.

Quinze pour cent des travailleurs actuels de Bombardier devront se trouver un nouvel emploi d'ici 18 mois.

«Il va falloir respecter ceux qui partent, mais surtout, supporter ceux qui restent, parce que le syndrome du survivant, ça existe dans ces cas de mises à pied massives là», a expliqué Geneviève Desautels, présidente et fondatrice d'Amplio Stratégies.

La spécialiste en croissance des entreprises croit que Bombardier doit épauler ceux qui resteront à son emploi.

«Il va falloir les rassurer, communiquer, les mobiliser, voir comment on va orienter l'avenir puis les embarquer dans la solution», a-t-elle dit.

En multipliant les rencontres dans ses bureaux de Montréal, le ministre Fitzgibbon veut non seulement retrouver du travail aux employés de Bombardier qui seront touchés par les mises à pied, mais il souhaite également que le Québec conserve son titre de 3e pôle aéronautique au monde.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos