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Irak: 8,55 milliards de dollars de recettes pétrolières, presque le double de 2017

Irak: 8,55 milliards de dollars de recettes pétrolières, presque le double de 2017

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Les recettes pétrolières de l'Irak ont atteint en octobre 8,55 milliards de dollars, soit presque le doublent par rapport à 2017, a indiqué jeudi le ministère irakien du Pétrole, une performance due à la hausse des cours du brut.

Selon les chiffres officiels rendus publics, qui se fondent sur un prix moyen du baril à 74,912 dollars, « en octobre, les exportations de brut ont atteint 107,5 millions de barils et les recettes ont été de 8,55 milliards de dollars ».

Ces revenus (l'unique source de devises de l'Irak et qui représentent la quasi-totalité de son budget) sont les plus élevés des dernières années, alors que les autorités irakiennes ont proclamé il y a bientôt un an la victoire sur le groupe djihadiste État islamique (EI).

À titre de comparaison, en septembre 2017, les revenus des exportations irakiennes avaient atteint 4,9 milliards de dollars. Et en juillet 2017, ils plafonnaient à 4,4 milliards de dollars.

Ce dernier avait temporairement conquis dès 2014 des pans entiers de l'Irak et de la Syrie.

Le niveau des exportations n'a cessé d'augmenter ces derniers mois, mais la hausse des revenus est spécifiquement due à l'augmentation des prix du brut.

Les cours du pétrole ne cessent de grimper, les investisseurs peinant à entrevoir des solutions pour remplacer les barils iraniens, visés par de nouvelles sanctions américaines à partir de début novembre.

L'Irak, deuxième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avec près de 4,5 millions de barils par jour, plaide régulièrement pour une hausse des cours du brut afin de pouvoir renflouer son budget.

Depuis 2005, ce sont plus de 750 milliards de dollars qui sont entrés dans les caisses de l'État grâce au pétrole, selon des chiffres officiels. Plus d'un tiers de ce montant a été englouti durant cette période par la corruption, endémique dans le pays, selon le Parlement.

Les finances du pays ont également été grevées ces dernières années par l'effort de guerre contre l'EI.

Une majorité de la population estime ne pas bénéficier de ces juteuses recettes. Régulièrement, des manifestants réclament de meilleurs services publics et infrastructures.



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