Agence QMI
Agence QMI

Les PME québécoises ont moins de difficulté à embaucher qu'ailleurs au pays

Les PME québécoises ont moins de difficulté à embaucher qu'ailleurs au pays

Fotolia

Agence QMI

Environ 37 % des petites et moyennes entreprises québécoises ont de la difficulté à embaucher des employés, contre 39 % en moyenne au pays, selon un sondage publié mercredi par la Banque de développement du Canada (BDC).

Seules les PME des Prairies ont eu moins d'embûches pour dénicher des employés, puisque 32 % d'entre elles ont connu des difficultés, contre 40 % pour celles en Ontario, 45 % en Colombie-Britannique et 50 % en Atlantique.

«Les pénuries de main-d'oeuvre nuisent à la croissance de nombreuses entreprises canadiennes et cela a un impact sur la compétitivité du Canada. Des entreprises se voient ainsi contraintes de refuser des commandes ou de retarder des livraisons», a mentionné Pierre Cléroux, vice-président pour la recherche et économiste en chef à BDC, par communiqué.

Les secteurs les plus affectés sont ceux de la fabrication, du commerce de détail et de la construction. Les problèmes sont particulièrement criants pour les entreprises de 20 à 49 employés.

Les immigrants boudés

Afin de régler le problème du manque de main-d'oeuvre, la BDC suggère aux entreprises de se tourner vers les jeunes, les gens moins qualifiés, les retraités ou les immigrants.

Toutefois, le recrutement de nouveaux arrivants ne semble pas privilégié par les PME canadiennes.

Seulement 18 % se disent d'accord pour embaucher des immigrants afin de régler leur problème de main-d'oeuvre, le pourcentage le plus faible parmi les stratégies proposées par la BDC. L'embauche des travailleurs moins qualifiés (43 %), des jeunes (40 %) et des retraités (33 %) reçoit davantage l'aval des entrepreneurs. Parmi les autres options s'offrant aux entrepreneurs, 35 % seraient prêts à modifier leur rémunération, 23 % à investir dans une image plus attrayante et 22 % à avoir recours aux agences de placement. Toutes ces solutions sont donc mieux vues que l'embauche d'immigrants. Ce phénomène est particulièrement prononcé chez les entreprises de moins de 20 employés par rapport à celle de 100 employés et plus.

En outre, 57 % des entrepreneurs se disent en désaccord avec le recrutement d'immigrants. Seul le recours aux agences de placement reçoit un accueil plus défavorable (58%).

La BDC n'explique toutefois pas le rejet de l'embauche d'immigrants pour régler la pénurie de main-d'oeuvre.

Avec une croissance pratiquement nulle de la population active au cours des dix prochaines années, en raison de la retraite des baby-boomers, l'embauche de travailleurs demeurera un défi pour les PME durant cette période, selon la BDC.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos