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Normes du travail: les chambres de commerce insatisfaites de la nouvelle loi

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MONTRÉAL - La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) reproche à la nouvelle loi sur les normes du travail, adopté mardi, de ne pas tenir compte de la réalité économique des entreprises.

Plus précisément, la FCCQ en a contre l'interdiction des disparités de traitement, mieux connues sous le nom de clause grand-père, contenus dans la nouvelle loi.

«La FCCQ reconnaît que la clause grand-père est un moindre mal, mais il n'en demeure pas moins que cela pourra avoir des conséquences sur le climat de travail, à l'avenir», a précisé Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.

Il craint notamment que cette interdiction rende la négociation de futures conventions collectives plus difficile.

De plus, le regroupement de chambres de commerce juge que les entreprises n'auront pas assez de temps pour s'adapter aux différentes mesures mises en place pour la conciliation travail-famille, «un concept avec lequel les entreprises sont en accord», a précisé la FCCQ.

«La réforme de la loi adoptée [mardi] ne servira malheureusement pas à créer un environnement d'affaires permettant de faire face adéquatement aux changements importants qui guettent le Québec», a également déploré M. Forget.

Risque pour l'économie?

Pour sa part, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante estime que l'adoption du projet de loi fait peser «un risque inutile» sur l'économie du Québec et ses PME.

«Le gouvernement se précipite pour intervenir alors que les PME offrent déjà plusieurs mesures de conciliation travail-famille et augmentent les conditions de leurs salariés depuis des années, notamment en raison de la pénurie de main-d'oeuvre», a critiqué Bruno Leblanc, directeur des affaires provinciales pour le Québec à la FCEI.



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