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Valeur des terres agricoles: hausse de 8,2 % au Québec

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Au Québec, la valeur des terres agricoles a augmenté de 8,2 % en 2017, soit légèrement moins que la moyenne canadienne de 8,4 %, selon le dernier rapport publié par Financement agricole Canada (FAC), lundi.

Les terres dont la valeur était la plus élevée dans la province étaient situées dans les régions de la Montérégie, de Lanaudière et des Laurentides.

La valeur des terres agricoles ne cesse d'augmenter au Québec depuis 1986.

En 2017, la plus forte hausse a été observée dans la région de Mauricie-Portneuf (18,8 %), suivie de l'Abitibi-Témiscamingue (14,5 %), et du Bas-Saint-Laurent - Gaspésie (14,4 %).

Le rapport précise que «les producteurs de cultures et les exploitations soumises à la gestion de l'offre ont été les principaux acheteurs de terres agricoles dans toutes les régions du Québec en 2017».

Au Canada, la valeur moyenne des terres agricoles a augmenté de 8,4 % en 2017, après avoir connu une hausse de 7,9 % en 2016.

«Une partie des augmentations de la valeur moyenne des terres agricoles de l'année dernière pourrait s'expliquer par le moment où ont eu lieu les hausses des taux d'intérêt, puisque la plupart des provinces ont enregistré des hausses à un rythme plus rapide au cours des six premiers mois de l'année, alors que les taux d'intérêt n'ont augmenté qu'en deuxième moitié de 2017», a déclaré Jean Philippe Gervais, économiste agricole en chef à FAC.

Les provinces du Québec et du Nouveau Brunswick ont affiché des augmentations qui se situaient près de la moyenne nationale, tandis qu'il n'y a pas eu suffisamment de transactions à Terre Neuve et Labrador pour évaluer pleinement la valeur des terres dans cette province.

Alors que la Saskatchewan, l'Ontario et la Nouvelle Écosse ont connu les hausses moyennes les plus importantes, la Colombie Britannique, l'Alberta, le Manitoba et l'Île-du-Prince-Édouard ont affiché des hausses moins considérables par rapport à 2016.

«Les augmentations récentes des coûts d'emprunt et les anticipations de hausses supplémentaires pourraient ralentir le marché des terres agricoles en 2018», a-t-il ajouté.

L'économiste conseille aux producteurs «de réviser et d'ajuster leur plan d'affaires afin de tenir compte de la variabilité des prix des produits de base et des taux d'intérêt légèrement plus élevés, d'évaluer leur situation financière globale et de mettre l'accent sur l'amélioration de leur productivité».



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