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Wall Street portée par l'emploi et la faible hausse des salaires

Wall Street portée par l'emploi et la faible hausse des salaires

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NEW YORK | Wall Street s'est enthousiasmée vendredi pour un rapport montrant à la fois une forte hausse des créations d'emplois aux États-Unis en février et une progression modérée des salaires, faisant grimper le Nasdaq à un nouveau record.

L'indice à forte coloration technologique s'est adjugé 1,79 % pour terminer à 7560,81 points.

Le Dow Jones Industrial Average, l'indice vedette de la Bourse de New York, a grimpé de 1,77 % à 25 335,74 points.

L'indice élargi S&P 500 est lui monté de 1,74 % à 2786,57 points.

Sur la semaine le Nasdaq s'est apprécié de 4,2 %, le Dow Jones de 3,25 % et le S&P 500 de 3,5 %.

Le rapport officiel sur le marché du travail aux États-Unis en février diffusé vendredi « n'aurait pu être meilleur pour Wall Street », a commenté Jack Ablin de Cresset Wealth Advisors.

Les États-Unis ont créé en février 313 000 emplois nets, leur plus haut niveau depuis juillet 2016. Le taux de chômage est dans le même temps resté à 4,1 % en raison d'une arrivée massive de nouveaux entrants sur le marché du travail.

Parallèlement, les salaires ont à peine augmenté (+0,15 % sur le mois).

Pour les courtiers de la Bourse de New York, « cette combinaison est parfaite », a souligné M. Ablin.

Les créations d'emplois ainsi que la hausse du taux de participation montrent que l'économie américaine est en forme et que les entreprises sont prêtes à embaucher.

La modération des salaires de son côté « laisse à la Fed suffisamment de marge de manoeuvre pour continuer à resserrer sa politique monétaire tranquillement, ce qui va permettre aux investisseurs de profiter encore un certain temps d'argent peu onéreux » grâce aux taux d'intérêt bas, a-t-il ajouté.

De quoi oublier le précédent rapport mensuel sur l'emploi qui avait montré une progression marquée des salaires et fait craindre aux investisseurs un tour de vis accéléré de la banque centrale américaine, soucieuse de garder l'inflation sous contrôle. Sa publication avait déclenché de fortes turbulences sur les marchés début février.

« Il faut garder les pieds sur terre, ce sont des chiffres mensuels », a toutefois nuancé Gregori Volokhine de Meeschart Financial Services. « Si les prochains rapports montrent aussi des créations d'emplois exubérantes et peu d'inflation, tant mieux. Mais on ne peut pas encore dire que c'est le début d'une vraie tendance ».

Les investisseurs ont aussi été encouragés vendredi par des signes positifs sur le front géopolitique, avec l'annonce d'une rencontre à venir entre le président américain et le leader nord-coréen Kim Jong Un, et sur le front commercial, avec l'officialisation par Donald Trump de taxes à l'importation sur l'acier et l'aluminium moins radicales que ce qui avait été craint initialement.

Sur le marché obligataire, le taux d'emprunt à 10 ans des États-Unis est monté à 2,892 % contre 2,857 % jeudi soir, et celui à 30 ans à 3,156 % contre 3,122 % à la précédente clôture.



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