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Harcèlement dans l'armée: Ottawa tentera de s'entendre hors cour avec ses militaires

Harcèlement dans l'armée: Ottawa tentera de s'entendre hors cour avec ses militaires

Photo d'archives

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OTTAWA - Quelques semaines après avoir demandé à ses avocats de refaire leurs devoirs, le fédéral tentera finalement de s'entendre avec les militaires victimes d'agression sexuelle et de harcèlement à qui il s'opposait en cour.

«Le gouvernement et les codemandeurs de plusieurs recours collectifs [...] ont convenu de suspendre les poursuites judiciaires en cours. Ceci permettra d'entamer des discussions sur la possibilité de régler ces dossiers hors cour», a fait savoir le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, par communiqué vendredi.

Dans des documents de cour consultés par le réseau de télévision CTV au début du mois de février, le gouvernement fédéral arguait qu'il n'avait pas l'obligation légale d'assurer aux membres des Forces armées un environnement de travail libre de harcèlement, ou même de mettre en place des politiques pour prévenir le harcèlement ou les agressions sexuelles.

«Nous prenons au sérieux notre obligation d'offrir un milieu de travail sécuritaire à toutes les femmes et à tous les hommes au sein des Forces armées canadiennes», a assuré vendredi le ministre Sajjan.

Confronté au fait que les avocats du gouvernement s'opposaient en cour à des militaires victimes de harcèlement, Justin Trudeau avait ordonné au ministère de la Justice de corriger le tir.

«Évidemment, ce que les avocats ont plaidé n'est pas aligné sur mes convictions ni celles du gouvernement», avait reconnu le premier ministre du Canada le 7 février dernier.

Ces révélations étaient survenues deux semaines après que le premier ministre canadien eut livré, lors d'un discours au Forum économique mondial de Davos, un vibrant plaidoyer en faveur de l'inclusion des femmes en milieu de travail.



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