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Ontario: une ligne de dénonciation pour les «intimidateurs» du salaire minimum

Ontario: une ligne de dénonciation pour les «intimidateurs» du salaire minimum

Photo Archives / Reuters

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Un regroupement de syndicats de la région d'Ottawa a mis sur pied une ligne téléphonique permettant aux travailleurs de dénoncer les entreprises qui coupent dans les conditions de travail en réaction à la hausse du salaire minimum en Ontario.

«Punir les employés en supprimant leurs pauses et en réduisant d'autres avantages, sous prétexte que le salaire minimum a augmenté, est tout simplement injuste», a indiqué dans un communiqué le président du Ottawa and District Labour Council, Sean McKenny.

Le groupe, qui représente 90 syndicats et plus 50 000 travailleurs, compte enquêter sur les cas rapportés pour ensuite publier les noms des entreprises qui sabrent dans les bénéfices aux employés.

La colère gronde depuis quelques jours en Ontario depuis qu'il a été rapporté que les enfants des deux co-fondateurs de Tim Hortons, Ron Joyce Jr. et Jeri-Lynn Horton-Joyce, ont envoyé une lettre aux employés de leur franchise de la ville de Cobourg, à l'est de Toronto, les informant qu'ils perdraient, entre autres, leurs pauses payées en raison de la hausse du salaire minimum.

Depuis, des employés d'autres franchises de Tim Hortons ainsi que de plusieurs autres entreprises un peu partout en Ontario sont sortis afin de dénoncer des coupes similaires.

Dans la province, le salaire minimum est passé à 14 $ l'heure en 2018, et il grimpera jusqu'à 15 $ l'heure au début de l'année suivante.

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a accusé jeudi les enfants des fondateurs de Tim Hortons d'intimider leurs employés.

«Nous ne désapprouvons pas l'utilisation du terme intimidateur pour décrire la conduite de ces propriétaires et employeurs», a fait savoir Sean McKenny.



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