Jean Houle
Agence QMI

PFR craint les renégociations de l'ALENA

PFR craint les renégociations de l'ALENA

Richard GarneauPhoto d'archives

Jean Houle

SAINT-PRIME - Le président-directeur général de Produits forestiers Résolu Richard Garneau suit de loin les renégociations de l'ALENA, qui ont débuté mercredi à Washington.

Les exportations canadiennes de bois d'oeuvre, qui ont été décriées à de multiples reprises par les Américains depuis les années 2000, risquent de meubler une bonne part des discussions.

Les premiers échos de Washington laissent croire que les États-Unis aimeraient que des tribunaux américains remplacent le processus d'arbitrage indépendant présentement en place en cas de conflits commerciaux. Ce tribunal a donné raison au Canada dans toutes les contestations antérieures sur le bois d'oeuvre.

«C'est comme un éléphant dans une pièce... a imagé M. Garneau, à Saint-Prime jeudi pour le tournoi de golf de PFR. On le regarde et on espère ne pas être écrasé...»

Le dirigeant espère deux choses de ces discussions: que le tribunal d'arbitrage actuel soit maintenu et même renforcé, et que la portion de 30 % de bois canadiens exportable aux É.-U. soit conservée.

«Le tribunal faisait parfois appel à des experts supposément neutres pour l'éclairer, mais recrutait des experts qui avaient autrefois oeuvré au sein du gouvernement américain. Ça teintait forcément leur position», a-t-il dit.

«Et si la limite du 30 % de bois d'exportation est réduite, ca pourrait faire très mal au Québec», a ajouté Richard Garneau.

Resolu a annoncé cette semaine le redémarrage de la machine no 9 à Alma, fermée depuis deux ans. Elle prévoit ainsi récupérer une partie du marché libérée par la fermeture de deux machines au Tennessee.



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