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Salaire minimum: une «hausse significative»

Salaire minimum: une «hausse significative»

Photo d'archives

À l’occasion du 1er mai, Journée internationale des travailleurs, le salaire minimum au Québec a grimpé de 50 cents pour s’établir à 11,25 $ l’heure.

Mais une telle augmentation améliore-t-elle vraiment la vie des salariés concernés?

«Oui, et on annonce déjà qu’on va l’améliorer encore l’année prochaine», a dit lundi le fiscaliste Luc Godbout, qui rappelle qu’il y aura une augmentation équivalente en 2018.

En 2020, le gouvernement souhaite d’ailleurs atteindre la cible de 50 % du salaire moyen au Québec.

Pour le fiscaliste, il s’agit d’une «hausse significative», qui va avoir des effets notables sur le portefeuille des personnes concernées.

Sur l’année, «on parle d’une augmentation nette, dans ses poches, d’environ 750 $» pour un travailleur à temps plein.

M. Godbout, qui est directeur du Département de fiscalité de l'Université de Sherbrooke, utilise l’exemple d’un couple qui a deux enfants, et dont un seul des conjoints travaille au salaire minimum, ce qui lui donne un salaire annuel d’environ 23 000 $.

«Effectivement, sans aide de l’État, à quatre bouches à nourrir, tu ne peux pas arriver», a-t-il conclu.

Mais à cela s’ajoute une série de mesures fiscales qui vient influencer le revenu à la hausse. «Une fois que tu as payé tes impôts, le régime des rentes, l’assurance-emploi, tu reçois également des prestations» comme le crédit solidarité, la prime au travail, l’allocation canadienne pour enfants, a énuméré M. Godbout.

Si bien qu’au final, le travailleur se retrouve avec plus de 42 000 $ nets dans ses poches, grâce à une forme d’«impôt négatif».

«La notion de salaire minimum est importante, mais la notion de revenu disponible, qui traduit notre pouvoir d’achat, l’est encore plus», a indiqué Luc Godbout.



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