Charles Lecavalier
Agence QMI

Crédit d'impôt: les aînés doivent travailler plus longtemps

Crédit d'impôt: les aînés doivent travailler plus longtemps

Philippe Couillard. Photo Simon Clark / Agence QMI

Charles Lecavalier

Il est dans l'intérêt du Québec que les aînés travaillent plus longtemps, affirme Philippe Couillard qui n'a pas l'intention de reculer sur le resserrement du crédit d'impôt pour les aînés.

«On croit qu'il est actuellement dans l'intérêt du Québec et des aînés, dont beaucoup veulent demeurer actifs ou actives, dont beaucoup veulent demeurer au marché du travail, d'être encouragés davantage pour rester actifs dans la société», a lancé le premier ministre mercredi lors de la période de questions.

Le gouvernement Couillard a haussé l'âge d'admissibilité au «crédit d'impôt en raison de l'âge», qui peut atteindre près de 500 $ cette année. Pour avoir accès en 2016 au «crédit d'impôt en raison de l'âge», il faut désormais avoir 66 ans.

En contrepartie, Québec souligne qu'il a bonifié un crédit d'impôt pour «travailleurs d'expérience», accessible à partir de 62 ans.

Dans une chronique partagée des dizaines de milliers de fois, le chroniqueur du Journal Michel Girard rappelait dimanche que l'an prochain, l'âge d'admissibilité sera de 67 ans. En 2018, ce sera 68 ans. Puis 69 ans en 2019 et 70 ans en 2020. Mercredi en matinée, plusieurs associations de défense des droits des personnes retraitées ont fait front commun pour dénoncer cette mesure.

Les travailleurs manuels pénalisés

En chambre, les partis d'opposition l'ont vertement critiqué.

«Les travailleurs manuels sont comme pénalisés. On vous échange le crédit d'impôt contre un crédit incitatif pour continuer à travailler jusqu'à 70 ans, mais pour certains, travailler manuellement jusqu'à 70 ans, là, c'est physiquement impossible. On dirait que ni M. Couillard ni M. Leitao ne comprennent ça», a dénoncé François Legault.

Même son de cloche pour le péquiste Nicolas Marceau. «Vous vous attaquez aux gens les plus vulnérables. 500 $ par année pendant cinq ans, ça n'a pas de bons sens», a-t-il déploré.

Mais le premier ministre est resté intraitable: «Il faut multiplier les mesures non pas pour garder les personnes à l'écart du marché du travail plus tôt, mais les garder plus longtemps au marché du travail», a-t-il dit.

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