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Le CRTC donne de l'oxygène à l'information locale

Le CRTC donne de l'oxygène à l'information locale

Le président du CRTC Jean-Pierre Blais.Photo Archives / Agence QMI

Dans le but de maintenir l'accès à l'information locale, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a accordé mercredi aux diffuseurs privés une flexibilité financière pour financer leur programmation locale. Un Fonds a aussi été créé pour diffuseurs indépendants.

Les grands diffuseurs privés que sont Bell, Québecor, Rogers et Shaw auront le loisir d'équilibrer les ressources entre leurs stations locales et communautaires. Pour avoir accès à des budgets de 67 millions $, qui étaient déjà «dans le système», indique le CRTC, les diffuseurs devront toutefois garder toutes leurs stations locales en opération, une exigence non négociable.

«Afin de pouvoir allouer l'argent entre leurs stations communautaires et les stations locales, les diffuseurs doivent s'engager à maintenir chaque station, sans quoi, elles ne seront pas éligibles. Il ne sera pas possible de sacrifier une station pour en favoriser une autre», a résumé Guillaume Castonguay, gestionnaire par intérim, télévision de langue française, pour CRTC.

Selon le CRTC, ces diffuseurs privés obtiennent ainsi une latitude qui leur permettra de maintenir la qualité, la quantité et l'offre de nouvelles locales.

«Cependant, la flexibilité que nous accordons aux grands diffuseurs privés ne doit pas être prise à la légère. (...) Détenir une licence de radiodiffusion est un privilège, et en échange de ce privilège les radiodiffuseurs ont des obligations de service public», a rappelé le président du CRTC Jean-Pierre Blais.

 

Une responsabilité

Les grandes entreprises pourront partager les budgets, selon les besoins de leurs auditoires en gardant en tête qu'offrir un contenu d'information n'est pas qu'un produit, mais une «responsabilité sociale très importante» a insisté l'organisme de régulation.

En procédant de la sorte, le conseil estime apporter de l'oxygène à l'information locale, tout en offrant une réponse indirecte à la réalité voulant que le secteur télévisuel est confronté à une perte d'auditoire au profit de producteurs de contenus numériques, non réglementés, qui diffusent directement sur internet.

Le conseil dit avoir observé l'offre de nouvelles sur internet et conclut qu'il est plus facile et plus rapide que jamais d'accéder à des informations du Canada et du Québec. Cela dit, ces joueurs numériques ont aussi leurs limites, d'où l'importance de continuer de soutenir les médias traditionnels.

«Les médias en ligne sont de très bonnes boîtes de résonance, mais ils ne sont pas encore en mesure de créer et de financer de grandes enquêtes, comme le fond les grands groupes, et qui viennent soutenir le fonctionne de notre système démocratique», a ajouté M. Castonguay.

 

Un fonds pour les indépendants

Le CRTC a annoncé la création du Fonds pour les nouvelles locales indépendantes, environ 23 millions $ seront accessibles pour la production de nouvelles locales.

Cette enveloppe est dédiée aux petits joueurs de l'industrie. Il s'agit des stations du Groupe V, de RNC Media (en Abitibi et en Outaouais) et de Télé Inter-Rives au Bas-Saint-Laurent, Charlevoix, Nouveau-Brunswick et Gaspésie/Acadie).

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