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Le pdg d'Amaya prend un congé «volontaire»

MONTRÉAL - Le président et chef de la direction d'Amaya, David Baazov, se retire temporairement de la haute direction de l'entreprise.

M. Baazov a annoncé mardi qu'il prend volontairement un congé payé d'une durée indéterminée, afin de se concentrer sur l'offre de rachat qu'il veut présenter pour acquérir Amaya. Il indique aussi qu'il veut éviter toute distraction à la société pour se défendre des accusations de délits d'initiés portées contre lui la semaine dernière par l'Autorité des marchés financiers.

M. Baazov a fondé Amaya au milieu des années 2000 et il en est le président et chef de la direction depuis 2006. Il occupe aussi le poste de président du conseil d'administration.

M. Baazov quitte les postes de pdg et de président du conseil, mais il va continuer d'occuper un poste d'administrateur.

«Je crois qu'en quittant mon poste à court terme, la société et sa direction auront moins de distractions, et je pourrai contester vigoureusement les allégations dont je suis la cible et poursuivre mon offre visant l'acquisition de la société», a-t-il fait savoir mardi. Sa décision a pris effet lundi.

Amaya a nommé Divyesh (Dave) Gadhia, à titre de président du conseil par intérim, ainsi que Rafi Ashkenazi, à titre de chef de la direction par intérim.

M. Gadhia est administrateur d'Amaya depuis 2010. Il est aussi le président du comité spécial des administrateurs indépendants dont le mandat est d'étudier toute proposition que M. Baazov pourrait présenter à l'entreprise, ainsi que les autres solutions pouvant s'offrir à Amaya.

Quant à M. Ashkenazi, il occupe le poste de chef de la direction de la filiale Rational Group, qui exploite les marques PokerStars et Full Tilt.

Cinq chefs d'accusation

David Baazov fait face à cinq chefs d'accusation liés à des délits d'initiés qui se seraient produits sur une période de quatre ans, en relation notamment avec l'achat d'Oldford Group, propriétaire de la marque PokerStars, pour 4,9 milliards $ US.

Les accusations, qui n'ont pas été prouvées en cour, sont considérées comme «graves» par le conseil d'administration de la compagnie, qui a élargi le mandat du comité spécial des administrateurs pour qu'il enquête sur la question.

Amaya dit avoir été avisé récemment par M. Baazov qu'il avait toujours l'intention de présenter une offre visant l'acquisition de la société. Il a signé une convention fixant les modalités d'accès à certains renseignements confidentiels de la compagnie. Jusqu'à ce jour, aucune offre n'a été déposée.

Le comité spécial n'a pas encore décidé si la vente d'Amaya «est dans l'intérêt fondamental ou non de la société à ce moment-ci». Il entend étudier toute offre qui sera faite à Amaya, de même que les autres solutions qui peuvent s'offrir.

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