Camille Gaïor
Agence QMI

La St-Patrick pour les pubs: meilleur que la Formule 1

La St-Patrick pour les pubs: meilleur que la Formule 1

Photo prise au pub McKibbins, à Montréal, le jour du défilé de la St-Patrick.Photo Camille Gaïor / Agence QMI

Camille Gaïor

La fête des Irlandais fait le bonheur des tenanciers de pubs qui réalisent en un weekend jusqu'à l'équivalent d'un mois de leur chiffre d'affaires.

Le défilé de la Saint-Patrick n'était pas encore terminé dimanche, que des pubs du centre-ville étaient déjà pleins.

«En quatre jours, je fais mon mois», lance Ziggy Eichenbaum, un polonais qui a ouvert le Ziggy's Pub il y a 20 ans, un petit pub d'une centaine de places sur la rue Crescent.

Les plus grosses tavernes aussi tournent à plein régime. Au Irish Embassy Pub, la Saint-Patrick demeure une «valeur sûre» qui assure au moins trois semaines de chiffre d'affaires. En plus des 400 clients déjà à l'intérieur, des dizaines d'autres attendent jusqu'à une heure à l'extérieur à -3 degrés Celsius, pour espérer se faufiler.

«Meilleur que la Formule 1»

Avec ses trois étages qui peuvent accueillir 400 personnes à la fois, on pense encore battre des records au McKibbins Irish Pub

«On est ouvert jusqu'à 3 h du matin et on vise plus de 2000 personnes aujourd'hui (dimanche), a indiqué le propriétaire Rick Fon. C'est notre meilleur weekend de l'année, même meilleur que la Formule 1.»

Constatant ces records d'affluence annuellement, l'établissement a même décidé de faire payer 5 $ le droit d'entrée, uniquement le jour du défilé.

Ce coût supplémentaire a découragé certains clients et est injustifié pour d'autres tenanciers. «Ici, on n'augmente pas nos prix et on ne fait pas payer l'entrée, ce serait profiter de nos clients alors que de toute façon, on est plein», de dire Rod Applebee, gérant du Hurley's Irish Pub.

Plus calme ailleurs

Dimanche après-midi, on pouvait voir une vraie différence d'affluence entre les bars réguliers et les pubs.

Au Thursday's par exemple, la terrasse était pleine à craquer, mais les ventes n'étaient pas exceptionnelles. «Pour nous, la Saint-Patrick, c'est plus signe que la saison commence, après des mois de janvier et février très calmes», a indiqué Jason Ragueneau.

Même son de cloche en face, à la fabrique à Pâtes W&G, qui ne fait pas de records de vente ce jour-là.

Si la fête des Irlandais est un bon prétexte pour ramener une clientèle supplémentaire, plusieurs restaurateurs affirment qu'elle bénéficie avant tout aux pubs.

«Nous, on récupère ceux qui n'ont pas pu rentrer dans les pubs, faute de place», dit avec humour Diane Donledy, du Oyster Shark, qui propose tout de même un menu spécial Saint-Patrick.

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