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Grève générale de 8 heures chez Newrest-Servair Montréal

Grève générale de 8 heures chez Newrest-Servair Montréal

Photo Lionel Bonaventure / AFP

DORVAL - Les travailleurs de Newrest-Servair Montréal, une entreprise spécialisée dans les repas servis à bord des avions, ont déclenché une grève générale de huit heures, vendredi, pour signifier leur impatience dans le cadre des négociations entourant le renouvellement de leur convention collective.

Le débrayage pourrait signifier que des voyageurs ne pourront assouvir leur faim.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Newrest-Servair Montréal (STTNSM), qui est affilié à la Fédération du commerce (FC-CSN), a précisé que c'est la question des salaires qui pose problème.

«Le fossé qui nous sépare n'est pas très grand, on parle ici de 2 % d'augmentation salariale que nous refuse la partie patronale. Pourtant, cette augmentation est justifiée par l'écart qui existe entre Newrest-Servair et ses concurrents à Montréal. Même avec l'augmentation demandée, nous peinons à rattraper les salaires des compétiteurs. Si on se compare à la compétition, nous partons de loin», a précisé Jean-Darnell Ulysse, président du STTNSM-CSN.

En après-midi vendredi, M. Ulysse a précisé que ses troupes pourraient avoir recours à d'autres actions pour signifier leur mécontentement. «On va être obligés d'intensifier les moyens de pression, parce que du côté salaire, ça ne fonctionne pas», a-t-il mentionné à l'Agence QMI.

Newrest-Servair Montréal, qui sert 13 compagnies aériennes, dont quatre parmi les 20 plus importantes au monde, offre le salaire minimum au premier échelon, a indiqué dans un communiqué le Syndicat. Ce dernier réclame de «meilleures conditions» aux échelons supérieurs, une question de rétention à l'avantage de l'entreprise.

«Il est difficile de comprendre qu'une entreprise comme Newrest-Servair, qui paie le salaire minimum à ses employés, refuse de bouger pour 2 %. Pourtant, cette petite augmentation permettrait de réduire le roulement de personnel. La formation d'un nouvel employé engendre des coûts, ce qu'on propose à Newrest-Servair, c'est de réduire ces dépenses en offrant un salaire un peu plus alléchant aux travailleurs et travailleuses afin de les garder. Il semble que la direction est incapable de comprendre le gros bon sens», a dit Serge Fournier, président de la FC.

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