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La CSQ dévoile ses attentes budgétaires

La CSQ dévoile ses attentes budgétaires

Louise Chabot.Photo Archives / Agence QMI

MONTRÉAL - La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) demande au gouvernement Couillard de «stopper la détérioration des services publics» par un réinvestissement substantiel, notamment dans les secteurs de l'éducation et de la petite enfance.

La présidente de la CSQ, Louise Chabot, a soutenu lundi que l'augmentation de 2,3 % des dépenses de programmes prévue par le gouvernement dans sa dernière mise à jour était «nettement insuffisante» pour assurer la pérennité des services publics.

«Si le gouvernement limite son effort à 2,3 %, cela nous condamne à d'autres compressions à venir et à une accentuation de la dégradation de nos réseaux», a affirmé Mme Chabot, qui suggère d'augmenter les dépenses de programmes de 4,7 % minimalement.

Selon la présidente de la CSQ, le gouvernement dispose de marges de manœuvre budgétaires suffisantes pour réinvestir massivement dans les services publics. Pour atteindre la cible de croissance de 4,7 %, elle propose notamment de réduire d'au moins un milliard $ les versements au Fonds des générations et de renoncer à toute éventuelle baisse d'impôt.

«À elles seules, ces deux premières mesures apportent au gouvernement une marge de manœuvre supplémentaire intéressante pour mieux financer nos services publics», a plaidé Louise Chabot.

La chef syndicale a également enjoint le gouvernement à compenser par d'autres revenus les pertes découlant de l'abolition de la taxe santé.

La présidente de la CSQ croit enfin que Québec pourrait se dégager une marge de manœuvre additionnelle en révisant à la hausse ses prévisions de croissance pour 2016-2017, qu'elle juge conservatrices à l'heure actuelle.

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