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Les investissements miniers chutent de 22,7 % au Québec

Les investissements miniers chutent de 22,7 % au Québec

Une mine de Rio Tinto. Photo Courtoisie

Dernière mise à jour: 10-03-2016 | 17h28

MONTRÉAL - Les investissements miniers ont continué de chuter en 2015 au Québec: ils ont atteint 2,3 milliards $ pour revenir à peu près au même niveau qu'en 2009.

Le bilan provisoire dévoilé jeudi par l'Institut de la statistique du Québec démontre que l'investissement minier a diminué de 22,7 % l'an dernier dans la province et de 55,2 % par rapport au sommet de 5,1 milliards $ en 2012.

Selon ce rapport, 2015 devrait représenter un creux puisque les intentions exprimées par les entreprises minières indiquent que l'investissement devrait augmenter d'environ 21 % cette année.

Les régions du Nord-du-Québec (886 millions $), de l'Abitibi-Témiscamingue (750 millions $) et de la Côte-Nord (580 millions $) se partagent à elles seules 96,4 % des investissements totaux au Québec.

Les mines d'or occupent une place prépondérante, représentant 43,7 % des frais d'aménagement de complexes miniers.

Finalement, l'emploi lié au secteur minier s'élève à 15 934 personnes-année en 2015, une baisse de 9,9 % par rapport à 2014.

Les coûts des travaux d'exploration ont pour leur part atteint 220 millions $ l'an dernier, en baisse de 30,6 % comparativement à 2014.

En 2011, les dépenses d'exploration avaient établi un record à 834 millions $.

 

Sous les 8 milliards $

Selon les données provisoires, toujours pour 2015, la valeur des livraisons minérales du Québec était de 7,7 milliards $, une diminution de 9,7 % sur 2014.

C'est la première fois depuis 2010 que la valeur des livraisons minérales de la province glisse sous les 8 milliards $, a souligné l'Institut de la statistique du Québec.

 

À qui la faute?

Pour l'Association minière du Québec (AMQ), la baisse des investissements dans le secteur est attribuable, entre autres, aux gouvernements.

«Bien qu'il soit vrai que le secteur minier mondial tourne au ralenti, les décisions que les différents gouvernements ont prises au cours des dernières années ont certes nui à l'attractivité du Québec auprès des investisseurs et on en subit les contrecoups aujourd'hui», a déclaré jeudi Josée Méthot, PDG de l'AMQ, dans un communiqué.

«On doit dès maintenant faire en sorte de renverser la tendance qui semble vouloir se dessiner en accompagnant davantage l'industrie minière dans son développement et en s'assurant de diminuer les irritants qui nuisent à la bonne marche de l'activité minière. C'est de l'avenir de l'industrie au Québec dont il est question», a insisté Josée Méthot.

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