Louis Gagné
Agence QMI

La FSSS-CSN rejette l'entente de principe, ultimatum de Québec

Louis Gagné

Dernière mise à jour: 04-03-2016 | 12h41

QUÉBEC - Le gouvernement Couillard donne jusqu'à lundi à la CSN pour faire entendre raison à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui vient de rejeter l'entente de principe intervenue entre Québec et les employés du secteur public.

Le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, a directement interpellé le président de la CSN, Jacques Létourneau, vendredi, afin qu'il invite la fédération à reconsidérer l'offre du gouvernement. M. Hamad a rappelé que le gouvernement avait bonifié son offre, en décembre dernier, pour en arriver à une entente négociée.

«Nous avons toujours négocié de bonne foi. J'invite aujourd'hui la FSSS à faire preuve de bonne foi en reconsidérant l'offre formulée par le gouvernement. J'espère que le président de la CSN saura convaincre la FSSS de saisir cette occasion. Le gouvernement souhaite que nous réussissions à nous entendre», a déclaré le ministre par voie de communiqué.

La FSSS-CSN, la plus importante organisation syndicale du réseau de la santé, a confirmé vendredi que ses membres avaient rejeté l'entente de principe conclue entre le gouvernement Couillard et les employés du secteur public.

La FSSS-CSN, qui était pourtant membre du Front commun syndical, juge que l'entente intervenue avant les Fêtes n'offre pas des augmentations salariales suffisantes à ses quelque 110 000 membres.

«On ne peut accepter de laisser s'appauvrir convention après convention les travailleuses et travailleurs du réseau de santé et de services sociaux sans réagir», a déclaré le président de l'organisation, Jeff Begley.

La FSSS-CSN a indiqué qu'elle entendait poursuivre la négociation avec le gouvernement en vue de parvenir à améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs du réseau de la santé.

Sam Hamad a toutefois été clair vendredi. «L'équité est un principe très important dans cette négociation. Il n'est pas question de donner davantage à un groupe qu'à un autre», a-t-il dit.

Le président du Conseil du trésor a également lancé un ultimatum à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) afin qu'elle reconsidère la proposition gouvernementale qui lui a été soumise en janvier dernier.

Cette offre était en grande partie basée sur l'entente de principe intervenue entre le gouvernement et le Front commun syndical dont la FAE, qui représente environ 34 000 enseignants, ne faisait pas partie.

Sam Hamad n'a pas précisé ce qu'il adviendrait dans l'éventualité où la CSN et la FAE ne donnaient pas suite à l'ultimatum qui leur a été lancé. Il n'a pas été possible de savoir si le ministre évaluait la possibilité d'adopter une loi spéciale pour imposer les conditions de travail aux quelque 150 000 employés du secteur public qui n'ont toujours pas renouvelé leur convention collective.

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