Carl Renaud
Agence QMI

Les employés du Groupe BMTC manifesteront mardi

Les employés du Groupe BMTC manifesteront mardi

Le contrat de travail des employés du centre de distribution est échu depuis le 31 décembre dernier. Photo courtoisie

Carl Renaud

MONTRÉAL - Les employés du centre de distribution du Groupe BMTC, propriétaire des bannières Brault & Martineau et Ameublement Tanguay, vont se réunir dès 8 h mardi pour dénoncer le lock-out décrété dimanche par leur employeur. Ils vont former une ligne de piquetage devant l'entrepôt montréalais, qui est situé dans l'est de l'île.

Les quelque 200 travailleurs n'ont pas l'intention de se plier à la volonté de BMTC, qui souhaite adopter un régime de retraite à deux vitesses. L'entreprise veut que les nouveaux employés contribuent à un régime à cotisations déterminées alors que les travailleurs actuels jouissent d'un régime à prestations déterminées.

«Les syndiqués vont rester dignes et ne plieront pas devant l'employeur. Ils ne porteront pas l'odieux d'imposer des conditions de travail différentes aux nouveaux travailleurs», a commenté Olivier Carrière, représentant du syndicat Unifor.

Le contrat de travail des employés du centre de distribution est échu depuis le 31 décembre dernier. Les deux camps se sont entendus sur la plupart des points, à l'exception du régime de retraite.

Le conflit de travail touche uniquement le personnel de l'entrepôt montréalais. Les employés de l'autre centre de distribution de BMTC, qui se trouve dans la région de Québec, ne sont pas impliqués.

Unifor soutient que les négociations se sont bien déroulées et que le nouveau contrat de travail permettra à l'employeur d'améliorer sa productivité.

«Dès que les syndiqués ont manifesté leur désaccord sur la question du régime de retraite, BMTC a changé d'attitude. La compagnie a formulé une offre finale en affirmant que des mesures seraient prises si la proposition était rejetée», a ajouté Olivier Carrière. Cette proposition a été rejetée à 97,5 % par les syndiqués.

Un mouvement de syndicalisation

Selon Unifor, BMTC veut effrayer ses employés, car des procédures d'accréditation syndicale sont en cours dans deux succursales de l'enseigne Brault & Martineau, situées à Montréal et à Repentigny.

Les employés d'un autre magasin, établi à Laval, ont obtenu une accréditation à la fin de 2015. Les trois dossiers sont pilotés par les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC).

«Il y a un mouvement, car depuis quelque temps, l'entreprise joue sur les marges de profit. Ça affecte la commission des vendeurs et leur paie parce qu'ils n'ont pas de salaire fixe», a dit Roxanne Larouche, responsable des communications des TUAC.

Revenus et profits à la hausse

Argent a contacté la direction du Groupe BMTC pour obtenir des commentaires lundi. Personne n'avait retourné l'appel de la chaîne en fin d'après-midi.

En 2015, BMTC, qui possède aussi les magasins Economax, a enregistré des revenus de 717 millions $, en hausse de 2 % par rapport à l'exercice 2014. Les profits du marchand ont atteint 41,5 millions $, en baisse de près de 15 % sur 12 mois.

Le titre de BMTC est demeuré stable à la Bourse de Toronto, lundi, à 13,10 $. A. Bélanger détail, la société d'investissement du président de BMTC, Yves Des Groseillers, possède 49 % des actions de BMTC.

L'ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard est membre du conseil d'administration de l'entreprise. 

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