Martine Turenne
Agence QMI

Investissement de 300 M $ à l'usine Bridgestone de Joliette

Investissement de 300 M $ à l'usine Bridgestone de Joliette

Quelque 17 000 pneus pour voiture, VUS et camionnette sortent chaque jour de cette usine, bâtie en 1965. Photo Archives / Agence QMI

Martine Turenne

MONTRÉAL - C'est vendredi matin que Bridgestone Canada et Québec confirmeront un investissement de 300 millions $ pour la modernisation de l'usine de pneus de Joliette.

Deux poids lourds du gouvernement Couillard, la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, ainsi que la ministre responsable des PME et de la région de Lanaudière, Lise Thériault, seront à Joliette pour y officialiser l'importante injection d'argent dans cette usine productive, mais dont certains équipements sont désuets.

Les ministres seront accompagnées par le directeur général de Bridgestone Canada, Robert Verreault, et par le président et chef de la direction d'Investissement Québec, Pierre Gabriel Côté.

Le bras financier du gouvernement a consenti un prêt de 3 millions $ non remboursable à Brigdestone, à l'automne 2013, pour la réalisation d'un plan d'investissement de 49,4 millions $.

«C'est sûr que nous sommes aussi impliqués cette fois-ci, mais nous ne pouvons annoncer le montant pour l'instant», a commenté la porte-parole d'Investissement Québec, Chantal Corbeil.

Le maire de Joliette, Alain Beaudry, sera aussi présent. Avec quelque 1300 employés, l'usine Bridgestone de Joliette est le plus important employeur privé de la région de Lanaudière.

Des avantages fiscaux et financiers

L'investissement à Joliette a été consenti par le siège social de la division américaine de la multinationale japonaise.

Quelque 17 000 pneus pour voiture, VUS et camionnette sortent chaque jour de cette usine, bâtie en 1965.

L'investissement servira à moderniser les équipements de production, ainsi qu'à agrandir l'usine, dont la superficie atteint un million de pieds carrés.

La décision d'investir était conditionnelle à divers avantages fiscaux et financiers, notamment une révision de la convention collective des employés de Bridgestone, qui devait prendre fin en 2017.

Lors d'une assemblée générale spéciale, tenue le 2 décembre dernier, 64 % des 720 votants ont accepté les changements suggérés par leur syndicat, affilié à la CSN.

En contrepartie des concessions, les employés ont obtenu l'assurance qu'aucun emploi ne serait perdu avec la modernisation des équipements.

La modification de la convention collective était une condition de la mairie de Joliette, en décembre, avant «d'accorder différents avantages fiscaux», avait alors dit le maire, Alain Beaudry.

Le directeur général du Centre local de développement (CLD) de Joliette, Nicolas Framery, n'a pas voulu commenter la nouvelle de jeudi.

En décembre, il déclarait que tout le monde a travaillé de concert dans ce dossier. «L'usine de Joliette était en compétition avec d'autres usines nord-américaines», avait-il alors indiqué.



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