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Aveos: le recours au tribunal est inutile selon le CPQ

Aveos: le recours au tribunal est inutile selon le CPQ

Yves-Thomas Dorval, PDG du Conseil du patronat. Photo Archives / Agence QMI

MONTRÉAL - Le Conseil du patronat du Québec estime que l'abandon des poursuites judiciaires contre Air Canada dans le dossier Aveos est «logique», au nom du «réalisme économique»: Aveos n'était pas compétitive et aurait, de toute façon, été éjectée du marché.

Devant l'intention d'Air Canada d'acheter des appareils CS300 de Bombardier, le gouvernement du Québec a récemment décidé d'abandonner les procédures face au transporteur dans le dossier d'Aveos, centre de révision des avions d'Air Canada qui a fermé ses portes sans avertissement en 2012. Environ 1800 personnes avaient perdu leur emploi.

Le gouvernement du Québec ainsi que celui du Manitoba avaient alors décidé de poursuivre Air Canada, qui avait l'obligation légale de maintenir des centres de révision de ses appareils à Montréal, Mississauga et Winnipeg. Le litige a été soumis à la Cour suprême.

En échange de l'abandon des poursuites, le gouvernement a demandé à Air Canada un engagement ferme sur l'achat de 45 appareils de la CSeries de Bombardier. Ce marché a scandalisé les ex-travailleurs d'Aveos, qui ont obtenu des appuis dans le monde politique et économique depuis une semaine.

«Il importe cependant de souligner que, comme toute entreprise privée, le succès d'Aveos était tributaire de sa capacité de concurrencer efficacement ses compétiteurs tant par la qualité de ses services que par leur prix», écrit Yves-Thomas Dorval, PDG du Conseil du patronat (CPQ), dans une lettre d'opinion envoyée aux médias.

Incapable de survivre au marché

Yves-Thomas Dorval affirme qu'Aveos n'avait pas les capacités de survivre sur le marché. Après sa fermeture, «d'autres fournisseurs québécois ont émergé et, en se basant sur leur expertise et leur compétitivité, ont créé des centaines d'emplois au Québec», poursuit-il.

Utiliser une loi ou un tribunal pour forcer une entreprise non rentable à maintenir ses activités «ne contribue à mettre en place des conditions favorables à la compétitivité nécessaire pour réussir dans une économie mondiale», argue Yves-Thomas Dorval.

«Nos gouvernements ont un rôle important à jouer dans le maintien et la création d'emplois, mais ils doivent favoriser d'abord et avant tout la compétitivité des entreprises et les inciter à investir davantage dans notre économie, dans une optique de collaboration et de partenariat d'affaires, et non dans une optique de contrainte judiciaire», ajoute le PDG du Conseil du patronat dans sa lettre.

Yves-Thomas Dorval en profite pour saluer l'engagement d'Air Canada d'acquérir jusqu'à 75 appareils CSeries de Bombardier et de maintenir durant 20 ans les services d'entretien dans un centre d'excellence. 

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